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Hautes finances – Rothschild & Co entre en scène

À suivre de près. Sauf changement improbable de calendrier, le contrat par entente directe entre la banque d’affaires Rothschild & Co et la république de Madagascar entre en vigueur ce jour. Pour une durée de quinze mois jusqu’au 15 février 2023. Des débats passionnés se déchaînent tout autour. Au point que des membres du gouvernement mènent une intense campagne de sensibilisation pour défendre le côté positif de cette nouvelle orientation décidée en haut lieu. Et pour une fois, une version en français des décisions du Conseil des ministres a été partagée.

De toute évidence, l’associé des autorités malgaches travaillera en étroite collaboration avec la présidence de la République. Il reste à attendre les résultats concrets d’une telle démarche. D’abord pour le Plan d’émergence de Madagascar, PEM, prévu pour être présenté devant les partenaires techniques et financiers le 19 janvier dernier. Une cérémonie qui n’a pas eu lieu. Mais le Fonds monétaire international, FMI, a quand même finalisé un programme avec le gouvernement sous la forme de l’octroi de la Facilité élargie de crédit de 312 millions de dollars. Le déblocage de la seconde tranche de 69 millions de dollars a été conditionné par quelques balises.

Sauvetage

Le FMI, par exemple, a remis sur le tapis le sauvetage d’Air Madagascar. Puis, Rothschild & Co a été sollicité pour « émettre des réflexions sur la recapitalisation d’Air Mada­gascar et chercher des investisseurs pour cette compagnie aérienne ». Une nouvelle donne qui semble avoir remis en cause la naissance in vitro de Madagascar Airlines, défendue par Rinah Rakotomanga, sous sa casquette de vice-présidente du Conseil d’administration d’Air Madagascar programmée à disparaître.

Enfin, face à tant d’imbrications pouvant déboucher sur un amalgame indescriptible, il a été dit et répété par les officiels malgaches que la venue de Rothschild & Co ne devra pas perturber outre mesure nos relations avec les bailleurs de fonds traditionnels. Une déclaration visant à rassurer les instances supérieures du FMI qui vont trancher sur le cas de Madagascar au mois de décembre.

D’ici cette échéance, le gouvernement a l’occasion de prouver sa bonne foi vis-à-vis de ses propres engagements par les différents aspects du Projet de loi de finances initiale, PLFI 2022. Déjà couvert de critiques par des militants de la Société civile. Avant que ne s’ouvrent les « hostilités » à l’Assemblée nationale et au Sénat. En pleine session budgétaire, propice à quelques tourments passagers.

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  • Le choix d’un cabinet d’envergure international est de la seule prérogative de l’Etat. N’oublie pas que ce genre de choix provient toujours des suggestions des Bailleurs de fonds.En général, certains cabinets malagasy représentent d’autres cabinets de notoriété internationale mais n’ont pas été retenus ,non par manque de confiance mais la pression est trop forte du côté « marché financier international « qui impose certains cabinets extérieurs de Madagascar pour avoir leur financement.Le monde des finances internationales fonctionne ainsi depuis la seconde guerre mondiale.