Notes du passé

Différentes opérations pour conserver le sol

Des actions du service des Eaux et Forêts durant la dernière décennie précédant l’Indépendance, portent notamment sur la conservation, la défense et la restauration des sols. Si dans la province de Toamasina, elles concernent surtout l’Alaotra (lire précé­dentes Notes), dans celle d’Antananarivo, l’Ankaratra, Masindraina, Kianjasoa, Antanetibe-Mahabo et d’autres secteurs sont les plus touchées.

Dans l’Ankaratra, l’action est axée sur l’aménagement du secteur d’Ambatondradama, en vue de la protection et de la mise en valeur des terres (de pente 12%) avec comme spéculation principale, la pomme de terre. Le projet démarre après la réalisation par P. Roche et Dubois de la « carte des vocations des terres » en vue d’un aménagement rationnel, et le programme de travail. L’action concentrée sous la direction du service provincial d’Antanana­rivo obtient un succès certain.

Le secteur d’Ambaton­dradama est ensuite érigé en secteur de paysannat, puis en secteur autonome. « Il est regrettable qu’à la suite de cette transformation, le chef de secteur ne puisse plus concentrer son action sur les cultivateurs d’Ambatondradama. De plus, des difficultés existent en ce qui concerne la vulgarisation auprès des paysans » (Bulletin de Mada­gascar, septembre 1961).

Toujours dans l’Ankaratra, à Ankazomiriotra, l’ancien secteur d’élevage est érigé en secteur de paysannat où l’aménagement qui vise en particulier la production fourragère, obtient la faveur des paysans. « Il serait bon que les responsables successifs du paysannat dans la province d’Antananarivo, donnent leur appui aux réalisations entreprises. »

À Soanindrariny, le secteur de paysannat dont la spéculation principale est la culture fruitière de la pomme, est aussi en cours d’aménagement à la fin des années 1950. Une carte d’occupation des terres est réalisée et des travaux d’infrastructure antiérosive démarrent. « L’action menée semble à l’époque ne devoir soulever aucune difficulté. »

Dans la province d’Antanana­rivo, à Masindraina, un projet d’aménagement intégral d’un secteur de 100 ha est initié, en vue de protéger les ouvrages d’art pour l’irrigation et le drainage de la plaine dominée. Ce projet est lancé à la demande de la collectivité intéressée. Mais « aucune suite n’a été donnée à ce jour (1961) à cette étude datant de plus de deux ans. Des crédits auraient cependant été mis à la disposition du chef de district qui n’a pas jugé utile de tenir le service au courant ».

À Kianjasoa, en collaboration avec le centre de recherches zootechniques, un projet d’aménagement de bas-fond (drainage, irrigation, utilisation du colluvium, aménagement des pentes) est réalisé. Il serait souhaitable qu’une liaison plus étroite avec le service de l’Élevage permette la continuation de cette étude et l’exploitation des résultats des mesures entreprises. À Mahatsinjo, l’étude totale du remembrement et de l’aménagement des terres de ce village entreprise par le Bureau pour le développement de la production agricole (BDPA) à travers le Service Conseil Expertises et Territoires (SCET) est terminée. Elle est faite dans le cadre de l’opération laitière en vue de l’aménagement antiérosif à réaliser sur ces terres.

D’autres secteurs de la province d’Antananarivo sont aussi touchés par la conservation des sols. Tels Ambohimandroso où, grâce à la présence d’un agent actif du paysannat, de petits travaux érosifs peuvent être menés à bien avec l’aide technique du service des Eaux et Forêts et de la conservation des sols. En outre, des opérations de tracé et d’ouverture de fossés sont faites pour le compte de particuliers dans les districts d’Ambohidratrimo, Ankazobe et Arivonimamo, tandis qu’une étude sur le bassin versant de l’Ikopa est amorcée.

Dans la province, une étude et un projet d’aménagement des sols sont établis à Ambahivahibe. Trois cents hectares sont traités en courbe de niveau, mais l’opération pour diverses raisons, manque et/ou incompétence de personnel surtout, ne donne pas les résultats escomptés, car les terrains ne sont que partiellement exploités. Quant à l’opération « terrasse café », la mise à disposition rapide des crédits surprend les responsables locaux. Aussi n’a-t-elle qu’un très faible résultat car elle est mal préparée sur le plan technique et psychologique.

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