L’eau commence à monter près des terrains remblayés. La magistrature de la ville d’Antananarivo annonce l’arrêt des travaux. L’eau est déjà dans la cour de quelques familles à Amboditsiry-Masay et à Andranomahery-Ankazomanga où des travaux de remblayage s’effectuent depuis quelques temps. « Pressées par les remblais, les boues montent et s’installent dans notre cour. Nous sommes dans une forme de cuvette, donc, l’eau stagne facilement. De plus, les canaux d’évacuation sont tous bouchés », se plaignent des habitants à Amboditsiry-Masay, hier. La saison de pluie ne fait, pourtant, que commencer. Cette opération suscite beaucoup de réactions dans ces quartiers. « On dort très peu, à cause de la vingtaine de camions qui y font des va-et-vient de 20 heures à 4 heures du matin, afin de transporter les matériaux pour relever le terrain. Et les secousses que cela entrainent risquent de faire écrouler notre maison si cela continue », lancent les uns. « Ce remblai est plus élevé que notre maison. Qu’est-ce qui va se passer une fois que la pluie tombera ?», s’interrogent les autres. « On ne veut pas avoir des problèmes avec ces riches qui ont les moyens de s’acheter ces terrains. On veut juste que des mesures soient prises pour nous protéger des inondations », réclament-ils. Études techniques La commune urbaine d’Antananarivo a décidé l’arrêt des travaux de remblayage à Andranomahery-Ankazomanga et à Amboditsiry-Masay, suite aux requêtes des habitants. « Aucune autorisation de remblai n’est sortie jusqu’à présent. Cela nécessite une étude technique approfondie. Ce qui signifie que ces travaux sont illicites », réagit le colonel Faustin Andriambahoaka, président du Conseiller municipal d’Antananarivo-ville, lors de la descente de Lalao Ravalomanana, maire de la ville d’Antananarivo et de son équipe, à Andranomahery-Ankazomanga. « Le remblayage n’est pas totalement interdit, mais des études sont nécessaires avant les travaux. Il faut construire des canaux pour l’évacuation des eaux », souligne-t-elle. Selon le colonel Faustin Andriambahoaka, « Si on applique la loi, ces terres doivent être enlevées. Mais vous voyez la dimension des travaux. On va plutôt se concentrer sur l’étude technique. Gare à ceux qui insistent encore à s’y lancer ». La commune urbaine d’Antananarivo et le ministère de l’Aménagement du territoire et des services fonciers se renvoient la balle. Le dernier soutient que la CUA a donné son feu vert dans certains remblais, comme celui à Ivandry. Des mesures sont prises pour les cas d’Ankazomanga-Andranomahery et Amboditsiry. à Soavimasoandro, des habitants revendiquent également des mesures, face au remblayage du côté de la nouvelle route Tsarasaotra. « Cette route sera inondée si ces travaux se poursuivent », alerte un habitant. Les travaux de remblayage pourraient reprendre, ultérieurement, notamment, après ces « études techniques ». Pour des hydrauliciens, le remblayage doit être freiné pour éviter les inondations.
L’eau commence à monter près des terrains remblayés. La magistrature de la ville d’Antananarivo annonce l’arrêt des travaux. L’eau est déjà dans la cour de quelques familles à Amboditsiry-Masay et à Andranomahery-Ankazomanga où des travaux de remblayage s’effectuent depuis quelques temps. « Pressées par les remblais, les boues montent et s’installent dans notre cour. Nous sommes dans une forme de cuvette, donc, l’eau stagne facilement. De plus, les canaux d’évacuation sont tous bouchés », se plaignent des habitants à Amboditsiry-Masay, hier. La saison de pluie ne fait, pourtant, que commencer. Cette opération suscite beaucoup de réactions dans ces quartiers. « On dort très peu, à cause de la vingtaine de camions qui y font des va-et-vient de 20 heures à 4 heures du matin, afin de transporter les matériaux pour relever le terrain. Et les secousses que cela entrainent risquent de faire écrouler notre maison si cela continue », lancent les uns. « Ce remblai est plus élevé que notre maison. Qu’est-ce qui va se passer une fois que la pluie tombera ?», s’interrogent les autres. « On ne veut pas avoir des problèmes avec ces riches qui ont les moyens de s’acheter ces terrains. On veut juste que des mesures soient prises pour nous protéger des inondations », réclament-ils. Études techniques La commune urbaine d’Antananarivo a décidé l’arrêt des travaux de remblayage à Andranomahery-Ankazomanga et à Amboditsiry-Masay, suite aux requêtes des habitants. « Aucune autorisation de remblai n’est sortie jusqu’à présent. Cela nécessite une étude technique approfondie. Ce qui signifie que ces travaux sont illicites », réagit le colonel Faustin Andriambahoaka, président du Conseiller municipal d’Antananarivo-ville, lors de la descente de Lalao Ravalomanana, maire de la ville d’Antananarivo et de son équipe, à Andranomahery-Ankazomanga. « Le remblayage n’est pas totalement interdit, mais des études sont nécessaires avant les travaux. Il faut construire des canaux pour l’évacuation des eaux », souligne-t-elle. Selon le colonel Faustin Andriambahoaka, « Si on applique la loi, ces terres doivent être enlevées. Mais vous voyez la dimension des travaux. On va plutôt se concentrer sur l’étude technique. Gare à ceux qui insistent encore à s’y lancer ». La commune urbaine d’Antananarivo et le ministère de l’Aménagement du territoire et des services fonciers se renvoient la balle. Le dernier soutient que la CUA a donné son feu vert dans certains remblais, comme celui à Ivandry. Des mesures sont prises pour les cas d’Ankazomanga-Andranomahery et Amboditsiry. à Soavimasoandro, des habitants revendiquent également des mesures, face au remblayage du côté de la nouvelle route Tsarasaotra. « Cette route sera inondée si ces travaux se poursuivent », alerte un habitant. Les travaux de remblayage pourraient reprendre, ultérieurement, notamment, après ces « études techniques ». Pour des hydrauliciens, le remblayage doit être freiné pour éviter les inondations.