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Sécheresse – Behara appelle à l’aide

Les  habitants  de  Behara  attendent  qu'on  leur  tend  la  main.

L’insécurité alimentaire sévit, toujours, à Amboasary Atsimo. D’autres décès sont signalés à Behara.

La faim continue à faire des victimes à Amboasary Atsimo. À Behara, une commune de ce district, les autorités locales tirent la sonnette d’alarme. « On vient de m’informer qu’un homme qui vit à 25 kilomètres du chef lieu de commune a succombé, cet après-midi. Il était déjà très fatigué et très amaigri. Lundi, il ne pouvait plus marcher », rapporte Mbola Alphonse, maire de Behara. Cet homme ne serait pas le seul à avoir péri dans cette commune, ces derniers jours. « La semaine dernière, trois enfants sont décédés. Il y a, probablement, d’autres décès dans les cinquante-huit autres fokontany de la commune, mais nous n’arrivons pas à les identifier tous. En plus, les familles endeuillées cachent ces victimes », rajoute cette personne élue.

Ces habitants sont en état de malnutrition sévère. Ils se nourrissent d’un mélange de tamarin et de cendre qu’ils fermentent. Il y aurait, également, un tubercule qui leur sert de nourriture, mais ils doivent marcher une journée, pour en trouver.

Plus de force

Mbola Alphonse lance un appel à l’aide. « Nous avons besoin d’une assistance alimentaire urgente. Les habitants souffrent beaucoup du manque de nourriture », lance-t-il. Taliké Gellé, présidente de l’association Soa Kanto Malagasy, qui a fait une descente dans cette commune, la semaine dernière, craint le pire. « Plusieurs personnes mourront dans les trois prochaines semaines si on n’intervient pas rapidement. Ces personnes n’ont plus de force », prévient-elle. Des images qu’elle a prises dans cette commune et qu’elle a publiées sur son compte Facebook, en disent long sur les impacts de la sécheresse qui sévit à Behara. Des personnes fatiguées, amaigries, qui n’ont que la peau et les os, et surtout, des enfants qui n’arrivent plus à tenir debout.

Des milliers de personnes souffrent de l’insécurité alimentaire à Behara. Malheureusement, seuls les habitants de trois fokontany sur soixante, ont reçu des vivres, depuis la descente du chef d’État Andry Rajoelina, à Amboasary Atsimo, il y a deux semaines. Peu avant sa descente, les autorités dans la région d’Anosy ont signalé la mort de huit personnes dans la commune d’Ifotaka. Elles ont été victimes de la faim. Presque toutes les communes de ce district sont dans la même situation. Elles sont en difficulté, suite à une très faible pluviométrie.

Le chef district d’Amboasary Atsimo, Herman Reminantenaina rassure que tous les habitants d’Amboasary Atsimo bénéficieront d’aides. « La distribution est en cours », affirme-t-il. Mais ces personnes déjà amaigries et fatiguées vont-elles tenir dans les conditions actuelles?

2 commentaires

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  • Miangaly, en qualité de journaliste vous n’êtes pas censée ignorer que la manipulation des consciences passe toujours par les effets d’annonce, pendant ce temps les gens crèvent, discrètement, mais l’illusion a porté ses fruits et le cirque continue. Jusqu’à quand ?

  • Prévoir 2021
    Il faut avertir toutes les familles de Madagascar du danger de mort entre le manque de nourriture et le nombre de naissances
    Il faut adapter la vie à la production du village, en champs et en produit de récolte.
    Des images grand format doivent être exposer devant toutes les grandes mairies de Madagscar et les communes à fortes naissances, sans planning familial qui doit d’urgence être actif dès aujourd’hui sans attendre par des radios diffusions sages.
    Guérir
    Impliquer la population à se recenser elle-même. Et en même temps apprendre les chefs de familles, les mères à calculer leur besoin annuel en vivre pour chaque enfant par âge, pour chaque adulte (même s’ils entreprennent le jeûne tous les trois jours).

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