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Administration – Les gouverneurs condamnés à réussir

Le premier conseil des gouverneurs tenu hier à Antsohihy.

Le premier conseil des gouverneurs a été l’occasion pour le président de rappeler leur mission. Il s’agit de booster le développement à partir de la base.

VOUS avez la latitude nécessaire pour concrétiser vos projets. Ce sont les mots de Andry Rajoelina, président de la République, dans son allocution d’ouverture du conseil des gouverneurs, hier, à Antsohihy. Le premier du genre qui devrait en appeler d’autres étant donné que le chef de l’État a indiqué que ces réunions doivent se tenir tous les quarante-cinq jours, au moins.

Le conseil des gouverneurs d’hier a été surtout une occasion pour le locataire d’Iavoloha de souligner le rôle de ces respon­sables et ce qu’il attend d’eux. L’article 7 du décret relatif aux gouverneurs a ainsi, été rappelé. Cette disposition prévoit que le gouverneur est chargé de l’identification, de la programmation et de la mise en œuvre des activités de développement d’envergure régionale conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur. En outre, des projets de développement ou des travaux d’investissement pourraient lui être confiés ».

Mettant l’accent sur l’autonomie des gouvernorats, Andry Rajoelina a rappelé des termes de la Politique générale de l’État (PGE). Il y est indiqué que chaque gouvernorat pourra de manière autonome, élaborer des projets de développement répondant aux réalités de sa région, mobiliser des ressources supplémentaires et rattraper ainsi, son retard de développement en matière de santé, d’infrastructure et d’éducation, de développement économique, social et culturel.

Aussi, le président de la République a-t-il lancé aux gouverneurs, vous n’avez plus d’excuse, s’agissant du développement de chaque région. En martelant l’autonomie et la latitude de ces derniers, le président a rappelé que l’État central est toujours prêt à appuyer leur projet de développement.

Développement partant de la base

« La mise en place des gouverneurs est l’expression de la volonté étatique de mettre en place une décentralisation effective afin de parvenir à un développement rapide », souligne le président. Il ajoute que l’un des objectifs est que le management des actions de développement soient pris en main par les régions parce qu’avec les élus et autorités locales, vous êtes à même de savoir quels sont les besoins locaux. Ceci, sans oublier la concrétisation des engagements présidentiels, les Velirano.

«Il ne doit plus y avoir d’attentisme, ni de dépendance », renchérit ainsi Andry Rajoe­lina, en faisant référence aux textes précités. Il rappelle que l’État compte mettre à la disposition de chaque gouvernorat de région, des engins complets pour la réhabilitation des routes. Il y a aussi, une enveloppe pour la construction de salles de classe. Insistant sur l’autonomie, le leadership et la proactivité, le Président tambourine que les gouverneurs sont les premiers responsables du développement ou non, de leur région.

Chaque gouverneur a eu droit à cinq minutes de prise de parole, hier, pour exposer ses réalisations, les projets en cours et ceux envisagés. C’était également, l’occasion de défendre de manière concise un dossier sur lequel un appui conséquent de la part de l’État serait nécessaire. « C’est à cela que sert le conseil du gouvernorat », explique le Président. À l’entendre toutefois, le soutien étatique dépendra de la performance de chaque gouverneur et de la pertinence des projets qu’il présentera. Intérêt public et impact direct sur le quotidien de la population, seraient les principaux critères à remplir, à s’en tenir aux propos présidentiels.

L’éducation, la santé et les infrastructures routières sont les axes prioritaires des actions des gouverneurs, a entendre le discours d’hier. Le chef de l’État reconnaît cependant, que les régions ne sont pas logées à la même enseigne. Qu’ils ont des moyens différents. En exemple, les impôts synthétiques dont bénéficie la région Analamanga s’élèvent à 9 milliards d’ariary, contre 102 millions d’ariary pour la région Androy. Même en nombre de districts, il y a un déséquilibre entre chaque région. Certains en comptent jusqu’à quinze, tandis que dans d’autres, il n’y en a que trois. «

Nous allons voir comment réduire ces différences car, l’objectif est aussi qu’il y ait un développement harmonieux et équilibré entre toutes les régions », déclare alors Andry Rajoelina. A l’entendre, la finalité de sa politique de décentralisation est de parvenir à un développement rapide, en partant de la base.

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