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Andry Rajoelina : « C’est plus qu’une route »

Comme prévu, le coup d’envoi officiel des travaux de réhabilitation de la RN44 a été donné, hier. Un démarrage sur fonds propres de l’État.

Plus qu’une route. C’est ainsi que Andry Rajoe­lina, président de la République, qualifie la Route nationale 44 (RN44). Une route dont la réhabilitation a été officiellement lancée, hier, durant une cérémonie dans la commune rurale de Morarano Gare, sise dans le district de Moramanga.

Après avoir donné la primeur de l’information aux habitants d’Ambatondrozaka, le chef de l’État l’a réitérée face à ceux de Moramanga et ses environs. « Nous sommes ici pour vous dire que nous allons commencer les travaux de réhabilitation de la RN44 et nous allons mener le chantier jusqu’au bout », a déclaré le locataire d’Iavoloha. Les travaux sont, en principe, soutenus par un appui budgétaire de la Banque mondiale.

En attendant, le décaissement de l’aide internationale, les premières étapes des travaux seront faites sur les fonds de l’État.Face aux habitants de Moramanga, le président de la République a expliqué les raisons qui ont poussé l’État à ne pas attendre la manne internationale pour démarrer la réhabilitation de cette route. Dans son allocution, il a indiqué qu’il s’agit de démon­trer à la population que même sans financement extérieur, il est déterminé à concrétiser ses engagements de campagne. « J’ai fait un engagement solennel, c’est sacré pour nous Malgaches. Les engagements qu’on fait doivent être concrétisés », a-t-il soutenu.

Impératif

Tout en faisant un clin d’œil au représentant de la Banque mondiale, présent à la cérémonie de Morarano, le locataire d’Iavoloha a ajouté dans son discours, « certes, les bailleurs vont nous appuyer, nous les en remercions, mais les travaux doivent impérativement commencer cette année. Le démarrage se fera sur fonds propres de l’État ».

L’autre raison mise en avant par le chef de l’État est que « c’est plus qu’une route. Le bénéfice qui en découlera dépasse largement le cadre d’une réhabilitation de route ».

Le président de la Répu­blique argue que les retombées en matière de dévelop­pement seront conséquentes. Il s’agit d’un enjeu national étant donné que la région Alaotra-Mangoro, notamment, Ambatondra­zaka et ses environs est considérée comme le grenier à riz de Madagascar. « La population a attendu, depuis plusieurs années, la concrétisation du chantier que nous lançons, aujourd’hui », a affirmé le chef de l’État. À entendre les explications d’hier, cette première étape de la remise en état de la RN44 devrait durer dix-huit mois et coûter plus de 65 milliards d’ariary.

Contrat à renégocier

Avant de s’envoler pour la commune rurale de Morarano Gare, Andry Rajoelina a fait une descente à l’hôpital d’Ambatondrazaka et au central local de la Jirama. S’agissant de la centrale électrique, la délocalisation du site hors de la ville, est prévue pour l’année prochaine.

Durant cette visite, le chef de l’État a constaté la mise en marche des nouveaux groupes électrogènes qui alimententla capitale de la région Alaotra-Mangoro en électricité. L’occasion pour lui de demander au ministre de l’Énergie d’accélérer la transition énergétique, afin de réduire les dépenses en carburant de la Jirama.

Le chef de l’État a, aussi, recadré les fournisseurs d’équi­pement de la Jirama, leur indiquant la nécessité de réviser leur contrat. « La situation actuelle met à mal les finances de la Jirama. La société est déjà au bord de la faillite », a-t-il déclaré.

Projet Fihariana

Le locataire d’Iavoloha a annoncé un projet de construction d’un central solaire. Il a, également, annoncé la mise au norme et l’élargissement du centre hospitalier d’Ambatondrazaka, particulièrement, à commencer par la réhabilitation et le rééquipement ainsi que l’ajout de blocs opératoires.

Il a conclu ce tour de la ville d’Ambatondrazaka par la visite de l’atelier de la coopérative Haivy-Lac, une entité œuvrant pour la conception et la confection de matériel agricole, parmi les bénéficiaires du projet Fihariana.