CONJONCTURE - Les pro-Rajoelina contre-attaquent


Après quelques jours de critiques de la part de l'opposition, les pro-régime réagissent et sont directs. Ils fustigent surtout le manque de préparation de certains candidats. Riposte virulente ! Les pro-Rajoelina répondent aux critiques véhémentes des partis de l’opposition et des organisations de la société civile par rapport à la candidature du président sortant Andry Rajoelina à sa propre succession. Plu­sieurs chefs de file du parti "Tanora malaGasy Vonona" (TGV) ont condamné ouvertement les propos et déclarations des adversaires. Leur réponse est peut être tardive mais elle a le mérite d'être directe et claire. "Du moment que tu endosses le dossard, tu dois accepter l'arbitre et essayer de gagner la course," déclare le Secrétaire d'Etat à la nouvelle ville et à l'habitat, Gérard Andria­manohisoa, hier. "Le pays n'a plus besoin de crise mais plutôt d'apaisement, et de développement ", continue-t-il. Hery Rasoamaromaka, gouverneur d'Analamanga et Secrétaire national du TGV pour la province Antanana­rivo quant à lui, fustige les autres candidats à la présidentielle de ne pas s'être véritablement préparés pour l'élection alors que le TGV possède des démembrements jusqu'aux "fokontany". Il stipule aussi que ces candidats ont peur de Rajoelina et s'ils ne veulent pas passer par la voie électorale, ils n'auraient pas dû déposer leurs dossiers de candidature à la HCC.

Déclarations contradictoires

Naivo Raholdina, député élu dans le district Tana V soutient les décisions prises par la HCC et explique que les décisions émanant de cette Cour sont toutes irrévocables et ne peuvent plus faire l'objet d'aucune autre requête. Jean Nirina Rakotomanantsoa, somme les candidats de se concentrer sur la campagne électorale au lieu d'être le bouc émissaire des autres qui n'ont même pas la volonté de concourir. Cette riposte intervient un petit tard par rapport aux attaques des dix candidats à la Ceni et à la HCC depuis déjà plusieurs jours. La Haute Cour constitutionnelle est attaquée de toutes parts avec le "Andrimaso FFKM" qui s'en mêle par le biais d'un communiqué qui attise les discussions de par sa portée qui pour beaucoup revêt une coloration politique surtout avec la signataire dudit communiqué qui s'avère être l'avocat du parti "Tiako I Madagasikara" (Tim). Avec les déclarations contradictoires sur le processus électoral, la conjoncture politique actuelle peut mener le pays à une crise. C'est pour cela que les forces de défense et de sécurité sont mobilisées et même l'organe mixte de conception nationale (OMC NAT) a été amené à se réunir pour discuter de la prévention des éventuels troubles ou actes de déstabilisation. C’est à se demander si quelque chose se prépare et que les gouvernants essayent d'anticiper. D'où les forces de l'ordre qui sont souvent en nombre dans les lieux publics susceptibles de rassemblement populaire comme la place du 13 mai qui, il y a quelques semaines de cela, était rempli d’éléments des forces de l'ordre sans raison apparente.
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