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Mini-mémoires au CEDS – La complexité de la lutte contre la criminalité maritime

Le groupe Alpha, encadré par Raphaël Jakoba, a démarré la série de mini-mémoires au CEDS.

Reprise des activités du CEDS hier avec la présentation du premier d’une série de minimémoires, axé sur la criminalité maritime et les énormes préjudices financiers qu’il cause.

Après six mois de confinement, le Centre d’études diplomatiques et stratégiques a repris ses activités. Ainsi, hier s’est tenu à Ivandry, le premier d’une série de mini-mémoires de la seizième promotion dénommée Radama 1er, sous la conduite du délégué général Solofo Rasoarahona. Comme à l’accoutumée, c’est le groupe Alpha encadré par Raphaël Jakoba qui a ouvert le bal avec un thème d’actualité intitulé « Lutte contre la criminalité maritime dans l’océan Indien. Quels enjeux pour Madagascar.»

La criminalité maritime cause des préjudices financiers énormes à l’économie mondiale en général et malgache en particulier, selon l’exposé du groupe Alpha, chiffres à l’appui. La criminalité maritime en matière de pêche, de trafics en tous genres et de contrebande est la plus courante concernant Madagascar. Le groupe Alpha a décortiqué l’univers de cette criminalité, la lutte au niveau national, régional et international qui s’opère face à cette situation.

Plusieurs obstacles

Différentes structures ont été mises en place, des coopérations sont opérationnelles pour mater la criminalité maritime mais la lutte se heurte à plusieurs obstacles comme le manque de volonté politique, le manque de moyens financiers, le manque de cadre juridique approprié. « Le droit maritime intéresse peu les étudiants universitaires alors que le code maritime est incomplet pour lutter efficacement contre la criminalité maritime » devait souligner le représentant du ministère de la Justice. « C’est une affaire de tous les citoyens. Il faut un comportement patriotique de tous les citoyens. La lutte contre la criminalité maritime n’est pas que question de moyens et de volonté . Il faut penser qu’un jour les ressources de la terre seront épuisées et il faudra se tourner vers les ressources maritimes » devait préciser un officier général de la marine nationale, impliqué directement dans la lutte contre la criminalité maritime.

Le dernier mot échu au ministre de la Défense nationale, le Général Richard Rakotonirina qui a souligné qu’il ne faut pas oublier que les Malgaches sont des insulaires aux origines différentes venues pour occuper les terres. « Beaucoup d’accords ont été signés dans la lutte contre la criminalité maritime mais les accords sans l’épée ne sont rien. » a-t-il déclaré. Histoire d’insinuer qu’il faut impliquer et équiper la marine nationale dans cette bataille. L’Etat a montré sa volonté à travers sa détermination à récupérer les îles éparses dont l’occupation constitue également une criminalité maritime.

La soutenance continue cet après-midi avec l’entrée en scène du groupe Bravo qui a choisi un thème prometteur intitulé « L’intégration des Karana serait-elle optimale socialement, économiquement et politiquement ? »

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