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Enseignement supérieur : Le SECES conteste la procédure de sortie en mission

Les enseignants chercheurs contestent la nouvelle disposition prise par l’État sur la sortie en mission. L’autorisation de déplacement ne peut se faire sans l’aval du conseil des ministres.

En grogne. Les enseignants-chercheurs et les chercheurs enseignants contestent la nouvelle procédure en cas de sortie à l’étranger et dans les districts par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Tel est le rapport de l’assemblée générale qu’ils ont tenue, le 12 septembre.

« Une note de service a été envoyée par le ministère précisant que nous ne pouvons sortir du territoire sans avoir l’autorisation du gouvernement. Pour se déplacer dans d’autres districts, il nous faut également l’accord du secrétaire général du ministère de tutelle. Nous n’approuvons pas vraiment cet avis. Il faut aussi voir au cas par cas, et il fallait en discuter avant cette prise de décision. Pour nous, enseignants- chercheurs et chercheurs enseignants, c’est une forme de dictature. L’Etat craint la fuite de cerveau. Si nous sommes revenus au pays c’est parce que nous l’aimons avant tout même si sous d’autres cieux les enseignants chercheurs sont payés sept fois plus chers qu’ici», explique professeur Sammy Grégoire Ravelonirina, président du syndicat des enseignants chercheurs et chercheurs enseignants (Seces).

Communication verbale
Le syndicat rappelle au Premier ministre Christian Ntsay sa promesse, lors de leur entretien du 14 avril 2019 à Mahazoarivo. Suite à cet entretien, ils avaient repris les cours après une suspension de sept semaines. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique se défend. Pour l’institution, l’interdiction de sortie du pays sans autorisation n’est pas une dictature mais il s’agit d’une décision du gouvernement.

« S’il existe des missions à l’étranger spécialement pour le travail, il doit y avoir une communication verbale au niveau du conseil de ministres. La dernière décision appartient au Conseil. Cela concerne des fonctionnaires nommés par voie de décret. Ils doivent aviser leur supérieur et portent l’ordre de mission avec le passeport. Cette procédure a été adoptée pour protéger les fonctionnaires en mission», précise professeur Jean Claude Razaraniaina, secrétaire générale du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

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