Le fondateur du groupe Savonnerie tropicale est mort à 87 ans. Il laisse un riche héritage pour l'industrie locale. La nouvelle est tombée lundi matin et a fait très vite le tour des réseaux sociaux. André Ramaroson, fondateur et président directeur général du groupe Savonnerie tropicale est décédé à 87 ans. Il laisse derrière lui un vide immense pour l’industrie locale et pour le monde économique en général. André Ramaroson avait consacré une grande partie de sa vie à l’industrie. Un pionnier devenu au fil du temps un patriarche et l’emblème de la résilience de l’industrie locale face à l’envahissement des produits importés, favorisé par l’inévitable mondialisation. D’ailleurs, depuis presque deux décennies jusqu’à son dernier souffle, André Ramaroson était au front pour réclamer une plus grande implication de l’État dans la protection et pour l’émergence d’une véritable industrie nationale. Et même s’il ne faisait pas partie des signataires du pacte d’industrialisation entre l’État et les groupements patronaux, il a sans doute apporté beaucoup de pierres à la construction de cet édifice. Pour cette forte personnalité, aussi marquante que captivante, se lancer dans l’industrie était une vocation, dans une période postcoloniale remplie de requins industriels français et de multinationales à l’image de la compagnie Marseillaise et Lyonnaise. « Papa avait l’habitude de se poser la question : pourquoi les Malgaches ne pourraient-ils pas contribuer à l’économie avec des produits locaux, il en avait fait son leitmotiv. Madagascar devrait pouvoir fabriquer lui-même des articles de consommation », témoigne son fils, Thierry Ramaroson, celui qui a repris les rênes de l’entreprise familiale.
Le fondateur du groupe Savonnerie tropicale est mort à 87 ans. Il laisse un riche héritage pour l'industrie locale. La nouvelle est tombée lundi matin et a fait très vite le tour des réseaux sociaux. André Ramaroson, fondateur et président directeur général du groupe Savonnerie tropicale est décédé à 87 ans. Il laisse derrière lui un vide immense pour l’industrie locale et pour le monde économique en général. André Ramaroson avait consacré une grande partie de sa vie à l’industrie. Un pionnier devenu au fil du temps un patriarche et l’emblème de la résilience de l’industrie locale face à l’envahissement des produits importés, favorisé par l’inévitable mondialisation. D’ailleurs, depuis presque deux décennies jusqu’à son dernier souffle, André Ramaroson était au front pour réclamer une plus grande implication de l’État dans la protection et pour l’émergence d’une véritable industrie nationale. Et même s’il ne faisait pas partie des signataires du pacte d’industrialisation entre l’État et les groupements patronaux, il a sans doute apporté beaucoup de pierres à la construction de cet édifice. Pour cette forte personnalité, aussi marquante que captivante, se lancer dans l’industrie était une vocation, dans une période postcoloniale remplie de requins industriels français et de multinationales à l’image de la compagnie Marseillaise et Lyonnaise. « Papa avait l’habitude de se poser la question : pourquoi les Malgaches ne pourraient-ils pas contribuer à l’économie avec des produits locaux, il en avait fait son leitmotiv. Madagascar devrait pouvoir fabriquer lui-même des articles de consommation », témoigne son fils, Thierry Ramaroson, celui qui a repris les rênes de l’entreprise familiale.