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Claire A. Pierangelo – “ Nous regrettons que Madagascar ne prenne pas position en faveur de l’Ukraine”

Arrivée à Madagascar il y a un peu plus d’un mois, Claire A. Pierangelo, ambassadrice des États-Unis, donne ses premières impressions sur Madagascar. Sans langue de bois, elle aborde avec franchise les différents angles de la coopération entre la Grande île et les États-Unis. Entre les questions humanitaires, la diplomatie, en passant par les relations commerciales, la politique et la sécurité, la diplomate n’esquive aucun sujet. Interview.

– L’Express de Madagascar. Quelles sont vos premières impressions sur Madagascar?

Claire A. Pierangelo. Je suis ici depuis près d’un mois et demi. La semaine dernière, j’ai fait un voyage dans le Sud du pays. Madagascar est un magnifique pays. Ce qui me frappe le plus, c’est la population. C’est un peuple résilient, travailleur et brave face aux nombreux défis auxquels il fait face. J’espère que durant mon séjour ici, nous pourrions trouver les moyens de renforcer notre coopération afin de relever, ensemble, ces défis.

– Cela fait quelques mois, depuis le départ de votre prédécesseur, qu’il n’y a pas eu d’ambassadeur des États-Unis à Madagascar. Entretemps, comment pourrait-on qualifier les relations bilatérales entre les deux pays?

Je pense que Madagascar et les États-Unis ont des relations saines et très stables, de plus de cent trente-cinq ans. On a tendance à oublier que nos deux pays ont des relations fortes depuis longtemps. Durant ces quarante dernières années, les États-Unis ont vraiment essayé de travailler côte à côte avec Madagascar dans plusieurs domaines, comme l’amélioration des soins de santé, de la conservation de la biodiversité, la croissance économique, le renforcement de la démocratie et de la gouvernance, ainsi que dans le domaine des aides humanitaires. Il ne s’agit pas juste de répondre aux urgences. L’idée est de renforcer la résilience de la population, le développement du pays afin de transcender les besoins d’aides d’urgence.

À travers l’USAID [Agence des États-Unis pour le développement international], nous venons de renouveler le plan quinquennal de développement, avec Madagascar. Ainsi, durant les cinq prochaines années, nous allons ajuster et étendre notre programme pour répondre aux besoins de ces défis que je viens d’évoquer, avec Madagascar. Sur ces cinq années, près de 500 millions de dollars seront alloués. Et depuis 2015, nous avons octroyé environ 500 millions de dollars, pour les aides humanitaires dans le Sud.

– Justement, vous rentrez d’un déplacement dans le sud qui est une des premières régions touchées par les conséquences du changement climatique. Quelles sont vos impressions après ce premier voyage et cette première rencontre avec la population qui est concernée par l’insécurité alimentaire?

Comme vous l’avez dit, la population du Sud souffre de la sécheresse. Mais elle souffre, également, d’avoir été longtemps marginalisée. Il y a peu d’investissement. Il n’y a pas de route. L’accès aux services de base est très difficile. Et cela, bien avant la sécheresse actuelle. De ce que j’ai vu, avec juste un peu d’aide, les gens peuvent faire mieux et pourraient approcher l’autosuffisance. Nous pouvons, par exemple, aider les pêcheurs qui souffrent de la pêche illicite par les navires étrangers. Nous pouvons aider les agriculteurs à augmenter leurs récoltes par des systèmes d’accès à l’eau. Il y a des ressources. Il y a des solutions. Il faut juste un peu plus de détermination. Il y a la diversité du Sud, également. Durant les cinq jours où nous étions, chaque endroit que nous avons visité était différent. Et chacun d’entre eux a besoin d’une solution différente.

– L’État est en train de mener différentes politiques pour redresser la situation dans le sud. Du peu que vous ayez vu jusqu’ici, dans quel domaine des renforcements des actions sont-ils nécessaires?

Partout. Des renforcements sont nécessaires dans tous les domaines. Il y a, par exemple, la situation des pêcheurs. Ils ont besoin que les côtes soient protégées de la pêche illicite, pour qu’ils ne soient pas obligés d’aller loin, avec les risques que cela implique, pour trouver du poisson. Paradoxalement, en dépit des difficultés actuelles, ces pêcheurs ont adapté leur façon de faire afin de pouvoir vivre de leur activité.

C’est sur ce genre de bonne pratique qu’il faut capitaliser. Aider la population locale à faire mieux dans leurs différents secteurs d’activités. À donner plus de valeur ajoutée à leurs produits. S’assurer qu’ils auront accès à des marchés pour les écouler. Cela implique, par exemple, des infrastructures routières pour désenclaver certaines localités. Il n’est pas nécessaire de construire de grandes routes. Des chemins de terre praticables pour aller au marché ou se rendre auprès des centres de santé peuvent suffire.

L’idée est donc d’aider la population locale à réfléchir à la façon d’adapter leur mode de vie à la situation, puisque la sécheresse ne disparaîtra pas. Il faut donc s’y adapter. Les objectifs de nos actions vont ainsi dans ce sens. Aider les gens à s’adapter, afin qu’ils puissent vivre et s’épanouir là où ils sont, sans avoir à déménager. Nous pensons que nous devons soutenir Madagascar, pour aider ses habitants à prospérer là où ils sont.

– Tout ce que vous venez d’expliquer, est-ce que ça prévaut aussi pour les actions d’aide de la communauté internationale, notamment de l’USAID? Parce que l’une des critiques que l’on entend de plus en plus ces derniers temps c’est que ça fait plusieurs décennies que les entités internationales agissent dans le Sud mais la situation reste la même. Et dernièrement ça s’est empiré, ce qui démontre quelque part que les différentes actions ont été inefficaces, voire n’ont carrément servies à rien.

Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes météorologiques. Vous dites que la situation ne s’est pas améliorée. Je ne suis pas d’accord. Imaginez s’il n’y avait pas eu d’aide durant les cinq dernières années. Qu’est-ce qui se serait passé? Où en seraient les personnes victimes de la sécheresse? Alors, dire que les actions n’ont pas changé les choses n’est pas tout à fait correct. La question n’est pas là. La question est de savoir ce que peut-on faire de plus pour mieux soutenir ces personnes face à la situation.

– Sur un autre sujet, madame l’Ambassadeur. La position de Madagascar de rester neutre vis-à-vis de la guerre en Ukraine, a-t-elle eu des conséquences sur ses relations avec les États-Unis?

Bien sûr, nous sommes extrêmement déçus par la décision de Madagascar. Je comprends les liens historiques. Mais la position de la communauté internationale a été de s’opposer et de dénoncer l’invasion illégale de l’Ukraine. Je pense que là où la situation devient importante pour Madagascar est que l’action de la Russie met en danger, non seulement la population ukrainienne, mais également le monde entier, en mettant en danger l’approvisionnement alimentaire. (…) Cette perturbation, nous la vivons déjà avec la hausse des prix. Ce conflit affecte l’ensemble de l’économie mondiale qui essaye encore de se relever après la pandémie de la Covid-19. Et cela inclut Madagascar.

– Le fait est que Madagascar veut rester neutre. Cela affecte-t-il de façon négative ses relations avec les États-Unis?

Nous regrettons que Madagascar ne se positionne pas en faveur de l’Ukraine. (…) J’espère qu’à un moment donné, Madagascar décidera de se tenir aux côtés du peuple du monde. Mais l’une des choses qui démontre la force d’une amitié est que vous pouvez être en désaccord et rester amis. C’est le cas de la Grande île et des États-Unis. Nous continuerons à travailler avec Madagascar dans la promotion de la santé et du développement économique, dans la lutte contre la pauvreté, à travailler pour la sécurité alimentaire. Ce dernier point est d’autant plus difficile avec la situation actuelle. Aussi, vous demandez si la position de Madagascar a affecté nos relations? Non, mais nous espérons toujours que la Grande île défendra la population ukrainienne. Mais le plus important est de défendre son propre peuple qui souffre actuellement la hausse du prix du carburant et la hausse des prix mondiaux de l’énergie en raison des actions russes.

– Un temps, des rumeurs rapportaient que les États-Unis comptaient, pensaient à prendre des décisions en représailles contre les pays qui se seraient abstenus de prendre position contre la Russie, notamment sur des sujets comme l’AGOA [African growth and opportunity act]. Est-ce vrai ou seraient-ce juste des rumeurs?

Écoutez ! Vous savez, la Russie continue d’exporter. Il n’y a pas de sanctions sur la nourriture et les choses nécessaires à la vie. Donc ça n’a aucun sens de sanctionner un tel, ou de punir un tel. Nous espérons simplement que nos amis, nos pays prennent une position responsable pour aider la communauté internationale à faire face à ce problème parce qu’elle touche l’ensemble de la communauté internationale. Donc il n’est nullement question de sanctionner qui que ce soit. Ce n’est pas notre façon de faire des affaires. D’autres pays pourraient le faire, mais pas nous.

– Tout va pour le mieux dans les relations entre Madagascar et les États-Unis dans ce cas?

En fait, notre objectif ici, est d’accroître l’esprit d’entreprise et d’augmenter les échanges bilatéraux et d’approfondir nos relations. Les États-Unis sont l’un des plus grands marchés d’exportation de Madagascar, en particulier, dans le domaine des épices et du textile. Nous aimerions que ce soit un pays où nos exportations soient également les bienvenues, où nos investissements soient les bienvenus. Notre but est vraiment d’améliorer cette relation. De travailler avec Madagascar sur des questions de bonne gouvernance, de soutenir le libre commerce et de promouvoir la transparence dans les décisions économiques afin que nos entreprises puissent venir ici et jouer sur un même terrain, avec les mêmes règles.

Nous voulons voir Madagascar grandir. Nous voulons qu’il soit à même de soutenir sa population. Et pour cela, Madagascar doit grandir économiquement. Une des voies pour y parvenir est un partenariat fort. C’est dans ce sens que nous voulons aider la Grande île. Il y a, par ailleurs, les choses que nous faisons déjà comme l’appui à la conservation de la biodiversité du pays. Le soutien à la santé, surtout la lutte contre la mortalité infantile et la santé maternelle. Il y a de nombreux domaines dans lesquels nous sommes actifs. Cela ne changera pas. Ce sera juste plus difficile.

Je vais expliquer la portée des relations entre nos deux pays comme suit. La vanille, les clous de girofle, les huiles essentielles, les textiles, les vêtements, le nickel et le cobalt constituent l’essentiel des exportations de la Grande île. Environ 20% de ces exportations sont envoyées vers les États-Unis. Ainsi, rien que dans l’agriculture, le textile et l’habillement, les exportations vers les États-Unis ont créé des centaines de milliers d’emplois pour la population malgache. Une grande partie de cela résulte des préférences commerciales comme l’AGOA qui donnent au pays un accès privilégié au marché américain (…).

– Vous dites que la coopération continue mais la situation sera juste plus difficile. Quelles sont ces difficultés et pour quelles raisons ce sera plus difficile?

D’une part, sur le volet humanitaire, la situation sera plus difficile puisque nous aussi, nous subissons la hausse des prix mondiaux. Aussi, il est probable que nous fassions avec le même budget. Ce n’est pas ce que nous souhaitons, pourtant. Sur le plan économique et commercial, les entreprises américaines ne vont investir que dans les endroits où elles auront des garanties d’un traitement équitable. Elles regardent ce qui se passe aujourd’hui, afin de décider d’un éventuel investissement futur.

Ainsi, les changements soudains de la politique étatique sont des signaux négatifs. Toute politique publique qui n’est pas appliquée uniformément et équitablement à toutes les entreprises décourage les investissements à Madagascar. La Grande île doit donc réfléchir à sa réputation internationale en matière de transparence et d’équité. Elle doit également réfléchir à la manière d’avoir un système juridique et politique raisonnable, lisible et durable. Je tiens à souligner, du reste, que les pays qui font des affaires avec les entreprises américaines s’en sortent bien.

Pourquoi affirmez-vous cela?

Il y a deux raisons à cela. Les entreprises américaines doivent suivre les règles que nous avons en Amérique. La corruption est prohibée. Il y a tout un ensemble de règles qu’elles doivent suivre, sinon elles peuvent être poursuivies aux États-Unis. La deuxième raison est qu’il y a une très forte tradition de ce que nous appelons la responsabilité sociale des entreprises. Ainsi, lorsque je parle à des entreprises américaines ici, elles me disent toujours comment elles ont essayé d’aider leurs collaborateurs. Comment elles peuvent apporter plus de profit aux agriculteurs. Comment l’aider à développer son champ de vanille, ou comme aider le secteur textile à faire mieux. Elles pensent toujours à ce qu’elles peuvent redonner à la communauté où elles travaillent et pas seulement à ce qu’elles prennent.

– Justement, durant son discours durant l’Independence Day, le ministre des Affaires Étrangères a émis le souhait de renforcer la coopération commerciale, le souhait que plus d’investisseurs américains viennent à Madagascar. Vous avez déjà énuméré quelques points des efforts à faire. Mais pour exporter plus aux États-Unis, pour conquérir le marché américain, de quoi les entrepreneurs malgaches ont-ils besoin?

Eh bien, je pense que la première chose dont tout entrepreneur a besoin, qu’il soit malgache ou américain, est d’une politique économique claire, cohérente et équitable de la part du gouvernement. Les investisseurs doivent savoir que la même politique sera appliquée aujourd’hui et demain. S’ils ont confiance en cette politique, ils vont investir. L’autre chose que le gouvernement peut faire également pour aider les entrepreneurs est de tirer le meilleur avantage de l’AGOA. Il y a déjà des partenariats entre des entreprises malgaches et américaines, mais j’aimerai voir davantage d’entreprises purement malgaches exporter vers les États-Unis.

– Justement, Madagascar aspire à intégrer le MCC [Millenium challenge corporation]. Les échos des dernières visites du président de la République à Washington ont rapporté que les derniers résultats de Madagascar sont encourageants. Quels efforts l’État devrait-il encore fournir pour être rééligible au sein du MCA [Millenium challenge account]?

C’est une question intéressante et justement, j’ai eu une longue discussion avec des responsables du MCC avant de venir ici. Leur approche est fondée sur des faits. Ils examinent les politiques mises en place par un pays pour réaliser des engagements pour une économie durable et le développement. C’est sur cette base qu’ils prennent leur décision. Leur tableau de bord montre les performances de pays comme Madagascar dans des domaines prédéfinis.

Cette année, Madagascar a démontré des progrès dans de nombreux domaines. Cependant, il y a encore de la place pour des améliorations, notamment, en investissant plus dans le développement humain. Par exemple, dans l’éducation primaire, en particulier, l’éducation primaire des jeunes filles, la protection des ressources naturelles, le droit à la vaccination des enfants et l’accès des personnes au crédit.

Il y a donc de nombreux indicateurs différents qu’ils évaluent. Dans la liste figurent également, les efforts dans la lutte contre la corruption, l’engagement pour la transparence, ou encore, un climat d’investissement sain et clair. Aussi, il y a l’économie, mais également le social. Nous aimerions voir Madagascar réintégrer le programme MCC. Toutefois, la Grande île doit faire la part des choses. Et nous sommes prêts à l’aider à le faire.

– Nous avons parlé de votre visite dans le Sud. Récemment Madagascar a été sélectionné parmi les bénéficiaires du programme “Feed the future”. Pourriez-vous nous expliquer en quoi consiste concrètement ce programme?

Effectivement, Madagascar est l’un des huit nouveaux pays nommés comme pays cibles de “Feed the future”. Il a également été nommé pays cible du programme Résilience. Il s’agit d’une réponse à la crise alimentaire et nutritionnelle mondiale. Concrètement, cela implique que nous continuerons à fournir une aide d’urgence, mais nous allons aussi pouvoir accroître les investissements dans une agriculture résiliente au changement climatique. Nous allons aider sur des sujets d’innovation comme les cultures résistantes à la sécheresse, ou l’amélioration des liens avec le marché pour aider les gens à s’adapter au changement climatique et mieux s’adapter aux autres facteurs de stress.

Comme je l’ai dit précédemment, il ne s’agit pas juste de nourrir les gens. Il est surtout question de les aider à créer une situation où ils peuvent se nourrir par eux-mêmes, vivre de leurs activités. Il s’agit alors de les aider à augmenter leurs revenus, de stimuler la croissance économique inclusive et d’améliorer leur situation sociale et sécuritaire. (…) Avec ce nouvel engagement, Madagascar deviendra l’un des plus proches partenaires des États-Unis à exploiter le pouvoir de l’agriculture pour stimuler la croissance économique dans le but d’améliorer les moyens de subsistance des plus vulnérables (…). Le but est que les communautés locales soient suffisamment fortes pour s’en sortir par elles-mêmes.

– Faisons une petite parenthèse politique. Vous arrivez dans un contexte pré-électoral. Comment percevez-vous l’atmosphère politique à Madagascar. Quelles sont vos impressions sur les préparatifs qui vont mener vers les prochaines élections présidentielles?

Je viens d’arriver à Madagascar, mais je suis de près comment le pays se prépare pour sa prochaine élection. Je continuerai d’échanger avec le gouvernement et les autres parties prenantes, les acteurs politiques, la société civile pour comprendre son évolution. Je pense que nous avons toujours été clairs sur le fait que notre objectif est de soutenir le renforcement de la démocratie. Cela signifie des institutions démocratiques et des processus démocratiques qui permettent à la population d’exprimer son choix. Aussi, nous travaillons actuellement sur un programme d’appui au processus électoral. Nous avons annoncé une enveloppe d’environ un million de dollars pour aider Madagascar à capitaliser le succès démocratique de la dernière élection nationale.

– Vous avez des compétences particulières en matière de sécurité et de défense. Dans le contexte mondial et dans le contexte régional de l’océan Indien et de l’Afrique, est-ce que ces compétences en matière de sécurité et de défense ont été parmi les critères de votre nomination?

C’est une bonne question. Plusieurs champs de compétences ont été pris en compte dans ma nomination pour venir ici. Il est important pour moi d’aider les pays à préserver leur biodiversité tout en préservant leur indépendance et leur sécurité. Donc la sécurité dans cette partie du monde est importante. C’est quelque chose qui est très présent dans l’esprit des États-Unis et dans ceux d’autres partenaires de Madagascar. Les Comores figurent aussi dans ma zone de compétence, tout comme l’Ouest de l’océan Indien.

Il est dans l’intérêt des pays de cette région de faire valoir leur souveraineté nationale, préserver leur sécurité et protéger leurs côtes et les richesses de leur territoire maritime. Ainsi, à Madagascar et aux Comores, nous abordons ces enjeux en développant la capacité des partenaires de la sécurité nationale et de l’application de la loi. Nous aidons à renforcer les institutions de défense, l’appui au pouvoir civil. L’idée est que les différents acteurs puissent apporter, ensemble, des réponses face aux défis comme les trafics d’être humain, d’animal, des ressources naturelles, les catastrophes naturelles, ou encore, la préservation de la santé publique.

Donc notre objectif est de travailler avec Madagascar afin qu’il reste un pays stable, capable de relever ses défis par le biais de renforcement de compétences. D’autres pourraient privilégier les remises d’équipement. De notre côté, nous préférons investir dans l’accroissement des compétences et des connaissances des personnes afin qu’elles puissent faire face à des défis compliqués (…).

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  • Madame l’Ambassadrice a terminé par le plus important : les vraies richesses d’un pays sont ses ressources humaines. Et de ce côté-là Madagascar reste un pays pauvre.
    Pour une part parce que les personnes formées sur place et capables sont parties de leur pays pour tenter leur chance ailleurs – les perspectives locales étant peu engageantes pour de multiples raisons.
    De même les locaux partis se former ailleurs hésitent à revenir se mettre à la disposition de leur pays d’origine. Les freins au progrès sont de diverses natures, dont la trop forte prégnance des traditions, l’absence de culture économique, la pauvreté de la recherche dans tous les domaines, la corruption à tous les étages des administrations…La persistance de l’échec du développement économique depuis le milieu des années 70 devrait hanter la mémoire historique de tous les malgaches lucides.