A la une Faits divers

Trafic d’especes protégées : Deux cent tortues radiées rapatriées

Des tortues saisies aux Comores rentrent au bercail. Les receleurs et les auteurs du trafic, dont quatre Malgaches, ont été arrêtés.

Le rapatriement des tortues à l’étranger s’enchaîne. Deux cent vingt-deux sont arrivées à bord d’un appareil de la compagnie Air Madagascar, hier, vers 18 heures 30. En février 2018, une soixantaine a été réceptionnée à l’aéroport international d’Ivato, cent cinquante, en 2015, et une douzaine, il y a un mois. « Nous faisons revenir des tortues, de plus en plus souvent. Nous enregistrons, aujourd’hui, le plus grand nombre de tortues rapatriées», annonce fièrement Hugues Aziar Saïd, directeur de contrôle forestier, auprès du ministère de l’Environnement et du développement durable.

Deux cent quarante cinq reptiles ont été interceptés aux Comores, vers la fin de l’année 2018. Vingt trois, parmi les animaux saisis, n’auraient pas survécu. Les procédures de rapatriement ont pris du temps. Elles ont commencé au mois de décembre 2018, mais le transport des animaux vers Madagascar ne s’est effectué que huit mois plus tard, suite à un manque de moyen. Le rapatriement coûterait très cher.
A première vue, ces espèces endémiques et protégées ont été en bon état dans leur cage, lorsqu’elles ont débarqué à Ivato, hier. Toutefois, elles seront mises en quarantaine, avant leur retour dans leur habitat naturel, dans le Sud de l’île. Le Turtle Survival Alliance est chargé de leur prise en charge.

En détention

L’importation de ces animaux s’est faite à bord d’une vedette, l’an dernier. On les a transportées clandestinement des côtes de l’île jusqu’aux Comores. Cette île sœur ne serait que le lieu de transit, avant un long périple vers l’Asie du Sud-Est.

Quatre Malgaches et deux Comoriens, inculpés dans cette affaire, ont été arrêtés et placés en détention provisoire dans une prison de la République de Comores.

Des milliers de tortues seraient encore en captivité dans des pays asiatiques, mais aussi, aux Comores et à Maurice, selon encore Hugues Hugues Aziar Saïd. Le ministère de l’Environnement et du développement durable a comme ambition de les rapatrier toutes, en dépit des maigres moyens. Le ministre de l’Environnement et du développement durable, Alexandre Georget, indique, par ailleurs, que Madagascar et les pays où ont été saisies ces tortues radiées, coopèrent pour faciliter le rapatriement de ces espèces protégées, mais aussi, pour la sanction des recéleurs.