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Opposition : Marc Ravalomanana élu chef de file

Un terrain d’entente a été trouvé entre les partis de l’opposition. A l’issue de la réunion tenue à Ivandry, Marc Ravalomanana a été désigné à la tête du mouvement.

Alors que les parlementaires à l’Assemblée nationale sont en train de discuter sur le sort de celui qui va occuper le poste de chef de l’opposition, un député ou un particulier en dehors de la grande famille des élus, les politiciens ont rapidement accéléré les jeux en désignant Marc Ravalomanana à la tête de « Rodoben’ny mpanohitra ho an’ny Demokrasia eto Madagasikara » (RMDM), littéralement traduit Plateforme des partis de l’opposition pour la démocratie à Madagascar.

En marge de la session extraordinaire qui se tient actuellement, les parlementaires à Tsimbazaza s’activent à l’adoption d’une nouvelle loi pour recadrer le statut de l’opposition. Le processus concocté par les élus, notamment ceux au sein du groupe majoritaire n’empêche pas toutefois que les partis politiques de même tendance dans les rangs de l’opposition ont procédé à la désignation de leur représentant au sein de la Chambre basse. Quinze sur les vingt-et-un partis qui se regroupent au sein de RMDM ont voté pour Marc Ravalomanana et se mettent d’accord que le président national du parti Tiako i Madagasikara (TIM) assure la coordination du rôle de contre-pouvoir à Madagascar. « Ces partis lui ont donné leur bénédiction de présenter le mouvement de l’opposition à Madagascar. Nous réclamons en effet l’application de l’article 14 de la Constitution qui prévoit la garantie du droit d’opposition démocratique et le principe de désignation du chef de l’opposition », confie Alain Andriamiseza, vice-président de RMDM.

La désignation du chef de l’opposition demeure un sujet épineux chez les états-majors politiques. Le débat a toujours viré en échec à chaque rassemblement mené à cette fin. La loi régissant le statut de l’opposition n’a jamais été  appliquée depuis son adoption en 2011. Malgré l’intention des dirigeants actuels d’apporter une reforme dans certaines dispositions, Alain Andriamiseza de souligner qu’il est inimaginable que les députés imposent ces partis.

Dans la suite de son action, RMDM entend officialiser son existence auprès des états-majors politiques. Parmi les partis qui forment les membres de la plateforme, Lalatiana Ravololomanana n’a pas manifesté son intention d’intégrer le mouvement, apprend-on. Elle n’a pas partagé la vision sur certains points dans la résolution. En outre, les représentants du parti Kintana, Hery Vaovaon’i Madagasikara, Teza et autres figurent parmi les signataires.

3 commentaires

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  • Belle brochette de groupuscules de partis politiques qui n’ont jamais eu l’onction populaire par un suffrage universel direct . De vraies têtes de gondoles qui ne méritent pas la moindre attention citoyenne . Les mercenaires et aventuriers de longue date meublent royalement ce parterre implanté pour un remake de souvenirs nauséabonds de la classe politique Malagasy . Ravalomanana va certainement connaître l’humiliation de ne pas être officiellement chef de l’opposition parlementaire et de ne pas pouvoir gagner les municipales dans la capitale . Chiche !

  • Ravalomanana , si je ne me trompe pas c’est bien celui qui est’ toujours condamne , par la JUSTICE de MADAGASCAR, à perpétuité….
    Q.ue la Justice du pays fasse son travail

  • 1 – L’opposition n’ est pas le contre pouvoir élu par le peuple.
    Elle est le poids qui veille à l’équilibre de la balance démocratique pour qu’elle ne sombre pas dans l’abîme de l’anti-démocratique.
    C’est l’opposition « contre-poids » traduit en  » Contre Pouvoir » qui respecte les loi sans être hors la loi ». Celle qui veille, rétablit la Stabilité en Danger.
    Donc la Prudence est indispensable pour tous ceux qui pensent à agir par l’incivilité, et par l’inconsidération des lois du droit de l’homme et des lois constitutionnelles légales.
    2 – Seul, le leader du seul parti majoritaire qui est en 2ème (deuxième position) à l’assemblée nationale (et non pas le leadership* des partis réunis) qui peut occuper automatiquement ce siège.
    3 – Les autres partis peuvent se placer à ces côtés par le travail d’ensemble, sans pouvoir former un ensemble politique nouveau, ni voter un leadership* au sein de l’assemblée déjà officialisée par les partis validés par la HCC, la CNIE.
    *Leadership = Le chef du pays ne peut être que le président de la république élu par le peuple, contresigné par la personne du 1er ministre qui représente le vote de bonne gouvernance par l’ensemble de l’assemblée nationale, approuvé par le sénat.

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