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Lutte contre la torture : Une politique nationale en cours d’élaboration

La lutte contre la torture pourrait basculer vers l’élaboration d’une politique. Tel est le souhait d’Omer Kalameu, représentant de Haut Commissariat de Droits de l’Homme, avec les participants à la sensibilisation initiée par l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), en partenariat avec le ministère de la Justice et le Haut Commissariat de Droits de l’Homme, mardi dernier.
« Les statistiques manquent. Nous allons mettre en œuvre un plan d’action. Le 26 juin 2020, les statistiques y seront incluses. Un projet de loi est en cours pour que les auteurs de la torture ne se focalisent pas seulement sur les cas d’élus ou de forces de l’ordre. La torture se manifeste aussi sous plusieurs formes, actuellement. Cette refonte de la loi sera validée par l’Assemblée nationale prochainement. Nous souhaitons qu’une politique nationale de lutte contre la torture soit mise en exergue », explique Laure Rabetokotany, secrétaire générale de l’ACAT.

Mesures réalistes

La torture est une forme de violence au plus haut degré, selon l’ACAT. La personne ne porte non seulement des bleus sur son corps mais également des blessures graves. La torture impacte aussi le côté psychique. En subissant des traitements inhumains, la victime pourrait être atteinte par une maladie mentale.
La secrétaire générale de l’ACAT poursuit que la torture se manifeste souvent lors des enquêtes préliminaires pendant l’enregistrement des aveux des présumés auteurs. La torture est aussi marquée aussi par la détention préventive abusive. Près de deux mille cinq cents personnes incarcérées à Antanimora ne sont pas encore condamnées mais seulement des présumées. Le principal responsable de cette prison fait, actuellement, des efforts pour que ces détenus puissent bénéficier de visites, tous les dimanches.
Des mesures réalistes ont été recommandées dans cette sensibilisation. Les présumés auteurs de torture ont droit à un avocat lors des enquêtes et doivent être au courant de leurs droits avant les enquêtes.