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Santé – Le confinement lèse les enfants ayant un handicap

Des parents signant la décharge pour l’obtention du livret d’accompagnement.

Les parents d’enfants vivant une exclusion sociale sont déboussolés. En cette période de confinement, ils peinent à trouver l’assistance indispensable dont leurs enfants ont besoin. Sans budget de fonctionnement et en raison des mesures sanitaires, les établissements spécialisés ferment leurs portes. A l’instar du centre médicosocial Les Orchidées blanches. Le centre a néanmoins cherché un financement afin d’aider dans l’éducation des enfants chez eux.

Hier, les responsables du centre ont remis aux parents des livrets d’accompagnement. « Cet appui facilite le maintien à domicile et permet aux parents de prendre le relais de l’accompagnement éducatif », font savoir les responsables du centre. Les ouvrages, dons de la fondation BOA, sont répartis par classe, par niveau et selon le degré de déficience de chaque apprenant.

Paradoxe

Le confinement relève tout le paradoxe des besoins des enfants à besoins éducatifs particuliers. Les enfants vivant avec un handicap sont en effet, très vulnérables face aux virus. Ceux-ci les fragilisent et les exposent à des risques de santé aggravants tels que les troubles respiratoires et/ou de comportement. D’où l’impératif du confinement.

D’un autre côté, cette mesure sanitaire rend vains les efforts déployés pendant des mois voire des années. « Les enfants perdent tout ce qu’ils ont acquis durant les mois passés en classe. Ils accusent alors un retard puisque toutes les habitudes disparaissent. Nous devons tout reprendre ensemble. Les enfants se sentent chez eux au centre. Ils y ont leurs repères, leurs habitudes, leurs marques. En restant à la maison, ils sont facilement irritables », déplore Hery Rakotondrazaka, parent.

Ce père de famille témoigne de la difficulté dans la prise en charge d’enfants vivant avec un handicap. « Nous, parents, sommes obligés d’aller à l’encontre des règlements imposés. Nous sortons soit très tôt le matin, soit tard le soir quand il n’y a personne pour éviter tout contact. Nous devons toujours chercher des activités qui retiennent leur attention. C’est dur mais il faut vivre avec. Le livret qui nous est remis nous sert de guide pour les révisions», renchérit-il.

Le soutien du donateur ne s’est pas limité au financement de la production de livrets. Il a également subventionné l’achat de crédits téléphoniques pour l’accompagnement à distance, l’octroi de vivres en faveur des familles et du personnel d’encadrement ainsi que l’acquisition de matériel éducatif nécessaire pour la prochaine rentrée éducative. Tout cela, pour renforcer la résilience des acteurs d’accompagnement et des familles.

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