Accueil » A la une » Pandémie – Les institutions en ordre de bataille
A la une Politique

Pandémie – Les institutions en ordre de bataille

Des députés lors du dépistage au CCI Ivato, le 2 juillet.

Le coronavirus investit les institutions et les ministères. Dépistages, désinfections et télétravail sont en vigueur dans plupart des entités publiques.

La meilleure défense est la prévention. Ces mots sont ceux du président de la République, Andry Rajoelina, durant son intervention télévisée, dimanche. Une posture que les institutions, ministères et la plupart des entités publiques adoptent, depuis quelques jours, dans cette guerre sanitaire contre le coronavirus.

Selon les informations, l’ensemble de l’équipe gouvernementale aurait été invité à se soumettre au test de dépistage du coronavirus. Une source au sein du gouvernement indique toutefois, qu’il s’agirait plutôt d’une « initiative individuelle », de chaque membre du gouvernement. « Il est préférable d’être certain que l’on a rien, en ces temps difficiles », confie la source.

Outre les ministres, des membres du personnel de différents ministères ont également été soumis au test de la Covid-19. Antananarivo est actuellement, l’épicentre de l’épidémie de coronavirus. Les entités de la République, toutes sises dans la capitale, ne sont pas épargnées. Le chef de l’Etat l’a affirmé, dimanche.

« Il y a des personnes contaminées dans la plupart des ministères », a-t-il déclaré. Il a aussi reconnu que des cas positifs ont été dépistés dans les rangs du personnel de la présidence de la République.

Télétravail

Par précaution, le conseil des ministres se fait par visioconférence, depuis le début du mois. Sur l’organisation du travail, l’entité publique s’organiserait comme il peut afin de limiter les risques de propagation du virus. Les désinfections sont fréquentes dans quelques établissements publics. S’agissant des responsables étatiques, des membres du gouvernement privilégieraient le télétravail, depuis quelques semaines.

Etant donné le contexte sanitaire, il a été conseillé au président de la République, de limiter autant que possible les descentes sur terrain. Il l’a indiqué durant son intervention télévisée de dimanche. Masques et gants sont devenus les accessoires indispensables des responsables étatiques à chacune de leurs sorties, ces derniers temps.

Le coronavirus a également infecté des membres de l’Assemblée nationale et du Sénat. Des décès sont même comptabilisés dans les rangs des membres du Parlement. Des dépistages et des désinfections ont été organisés à la Chambre basse et la Chambre haute.

Tout comme dans la région Analamanga, Antana­narivo, en particulier, la situation est inquiétante dans certains départements ministériels. « Chaque jour, on nous informe que des collègues sont testés positifs », indique une source avisée. Sur la télévision nationale, dimanche, le président de la République a soutenu que ce sont les coursiers et les personnes qui manipulent fréquemment les paperasses qui sont les plus exposés à la Covid-19. Le télétravail est de mise pour certains services de quelques départements ministériels.

« Nous ne nous déplaçons que lorsque des signatures sont nécessaires », confie un fonctionnaire. Au sein de plusieurs entités publiques, les directions financières sont pratiquement les seules dont la présence physique des membres du personnel est requise. Des ministères organisent eux-mêmes la prise en charge des membres de leur personnel contaminé par la Covid-19. Il y a ceux qui sont orientés vers les centres hospitaliers ou les centres de traitement, en cas de forme grave ou relativement inquiétant.

D’autres optent pour des soins à domicile. La région Analamanga, dont la capitale, est reconfinée, depuis plus d’une semaine. Au même titre, l’administration étatique dont le cœur se trouve à Antananarivo, tourne également au ralenti.

1 commentaire

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

Voir aussi