Economie

Échanges – Le zébu au cœur des transactions commerciales

Le zébu fait vivre les foyers et dynamise les secteurs de la restauration et du transport.

Bien à forte valeur ajoutée. Le prix moyen du zébu s’estime à un million d’ariary actuellement. Beaucoup de foyers dans la région Androy misent actuellement sur le zébu pour assurer leur survie. La sécurité revient dans la région et permet à la population d’entretenir leur cheptel au point d’en faire une source principale de revenus à travers ses produits dérivés. Le litre du lait est à 1400 Ariary. Selon une mère de famille assurant la distribution de lait à Ambovombe, « pour une bouteille d’un litre et demi de lait, il suffit de payer 2 000 Ariary. Je m’occupe de la distribution laitière et je conditionne les quantités de lait dans les bouteilles d’un litre et demi. Il est possible de fournir à un client un litre de lait pour un prix de 1400 Ariary. J’élève des zébus avec mon mari qui distribue de la viande aux boucheries locales ». Beaucoup vivent de l’élevage, notamment à Ambovombe, et dans toutes les zones rurales environnantes.
Selon un conseiller municipal à Ambovombe, « le zébu est utilisé pour la locomotion ici. Ce sont des charrettes tirées par des zébus qui distribuent de l’eau dans tous les foyers. Il n’est pas étonnant de voir la voirie inondée par des zébus tirant des charrettes. Les clients achètent le litre de l’eau transporté à domicile à 500 ariary ».
Toutes les gargotes et restaurants basent leurs menus sur la viande de zébu. « De la viande hachée ou des filets de zébu jusqu’aux brochettes, tout ce qui est servi ici provient du zébu. Une forte consommation de viande de zébu permet à tous les bouchers d’écouler leurs marchandises. Le plat quotidien est fixé à 3 000 Ariary et en cas d’accompagnement, ce prix atteint 4 000 Ariary », témoigne une restauratrice propriétaire d’une gargote pas loin du Tribunal à Ambovombe.

Centre du circuit économique
« C’est grâce à la sécurité que la vie est maintenant paisible », affirme un des huit sous-officiers de la gendarmerie locale qui n’est pas envoyé en mission dans la brousse avec ses cent quatorze confrères. En conséquence, les zébus sont entre les mains de leurs propriétaires et, en cas de commerce, passent d’un propriétaire à un tout nouveau. De même, les boucheries sont bien approvisionnées en viande de zébu et les restaurateurs et gargotiers n’ont pas de difficulté à trouver des fournisseurs fixes sur place même. Pour des cordonniers confectionneurs de sandales en peau de zébu, les boucheries leur livrent la peau entière d’un zébu à 20 000 Ariary. Le zébu devient la garantie essentielle de la trésorerie de chaque foyer et constitue le centre des transactions monétaires en temps de paix dans la région Androy.

 

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