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Produits d’exportation – La filière Huiles Essentielles développe le clustering

Le séminaire sur les plantes à parfum aromatiques et médicinales s’est soldé par la mise en place d’un cluster dynamique.

Durant deux jours, les acteurs économiques de la filière des Plantes à parfum aromatiques et médicinales de l’océan Indien, se sont réunis à Antananarivo, dans le cadre d’un séminaire. Objectif : développer le clustering dans la région.

Il n’y a pas que le Ravintsara. Les huiles essentielles issues du Girofle de Madagascar sont parmi les meilleures au monde. Les résines de vanille ou encore le tamarin constituent également des produits de base intéressants pour la cosmétique et l’huile essentielle médicinale. Afin de développer la filière, des acteurs économiques de la filière des Plantes à parfum aromatique et médicinale (PAPAM) de l’océan Indien travaillent en clustering. Un séminaire a été organisé durant deux jours à Antananarivo pour dynamiser le cluster océan Indien. « Il s’agit de regrouper les acteurs économiques et les entreprises, et les inciter à mettre en place un cluster. Une façon de permettre aux entreprises qui constituent le cluster de se développer vite en compétitivité, en sécurisation des approvisionnements, aux normes, à la qualité des produits, aux enjeux de l’exportation et à la mutualisation des coûts » explique Alain Toubiana, un expert français en management des clusters et directeur à l’université de Strasbourg. La Chambre de commerce de Mayotte a été représentée à ce séminaire.

Grand défi

S’il n’y a que dix principaux exportateurs d’huile essentielle dans le pays, l’objectif avec le clustering est d’en trouver cent autres. « La perspective est également de gagner en valeur ajoutée en utilisant par exemple un extrait de plantes à parfum aromatiques et médicinales pour fabriquer du shampoing et du savon localement» livre pour sa part, Noël Harijaona Ratovonirina, responsable au sein du Cluster en huiles essentielles du sud-est (CHESE). Madagascar peine à exploiter ses ressources alors que la demande internationale en huile essentielle est énorme selon toujours les explications.» Nous avons de l’offre intéressante à proposer mais le défi reste très grand. Il n’y a que cinq espèces de plantes très exploitées alors qu’il y en a vingt qui attendent d’être exploitées et commercialisées » ajoute-t-il. Aucun chiffre sur le volume actuel d’exportation d’huiles essentielles n’a été avancé hier à la fin du séminaire. Des exportations qui ne suivent pas les normes occupent encore la niche malgache. Le clustering vise à regrouper des acteurs et entreprises afin de faciliter leur développement. C’est tout simplement la mise en place d’un réseau d’entreprises, ancrées localement, travaillant dans la même filière.

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