Accueil » Social » Fistule obstétricale – L’accès à la protection sociale reste insuffisant
Social

Fistule obstétricale – L’accès à la protection sociale reste insuffisant

Les jeunes filles ou les femmes atteintes de la fistule obstétricale (FO) ont tendance à vivre dans la peur et la stigmatisation, dans le silence et l’isolement, et ne sont pas connues des systèmes de santé. La majorité est pauvre et vit en milieu rural, habituellement loin des infrastructures sanitaires de base. Les filles et les femmes atteintes de la fistule obstétricale font partie des groupes marginalisés dont l’accès à la protection sociale reste insuffisant voir même inexistant.

Madagascar compterait environ 5 cas de FO pour 1 000 grossesses et une prévalence de 50 000 femmes vivant avec la fistule obstétricale. L’ampleur des problèmes des fistules obstétricales est mal appréciée et est due à un manque de données statistiques, à une insuffisance de structures de santé de reproduction et particulièrement de SONUB, à une insuffisance de personnel qualifié et à l’existence des pratiques traditionnelles elles-même dues à une méconnaissance des FO.

Les rôles de la protection sociale dans la prévention, la réparation et la réintégration sociale des femmes atteintes de la fistule obstétricale à Madagascar sont importants. Des efforts sont menés afin de faciliter l’accès des femmes atteintes de la fistule aux soins de santé et à leur autonomisation. En effet, dans son Axe 2, la Stratégie Nationale de Protection Sociale de Madagascar prévoit l’accès aux services sociaux de base pour les personnes extrêmement pauvres et vulnérables, et aux services spécialisés pour les groupes marginalisés spécifiques.

Bien que rarement abordées, la réparation et la réintégration sociale des femmes atteintes de la fistule obstétricale font partie de la protection sociale dont bénéficie les femmes victimes de fistule obstétricale. Les efforts menés à travers les interventions en matière de santé et en matière de protection sociale contribueront à l’élimination de la fistule obstétricale d’ici 2030 et à la réduction de ce fléau de 50% d’ici 2025.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter