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Santa-bary – Les prémices d’une bonne récolte rizicole à Mahitsy

Un agriculteur en train de repiquer son champ.

Une tradition presque oubliée. Alors que le Santa-Bary de cette année à Mahitsy, a donné un aperçu des réformes à venir de la filière rizicole. Les grains de l’espoir, en somme.

Le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, Minae, ne cesse d’apporter des techniques d’appui aux producteurs afin d’améliorer la productivité et la production rizicole à Madagascar. La vulgarisation du riz hybride, en collaboration avec la Société Yuans, est une des stratégies apportées par le Gouver­ne­ment pour la réalisation du Velirano n°9 du président de la République, Andry Rajoelina, qui est d’atteindre l’autosuffisance alimentaire avec comme premier grand défi, l’auto suffisance en riz à Madagascar.

Malgré le passage des cyclones et le changement climatique à Madagascar, les résultats de l’adoption du riz hybride présentent une petite baisse : neuf à dix tonnes à l’hectare si cela atteint jusqu’à 11t/ha l’année dernière. Pourtant, en comparaison avec le riz conventionnel qui est de 5 à 6 tonnes par hectare, ces résultats sont satisfaisants.

L e site modèle de démonstration du riz hybride d’Andranovaky Mahitsy procède actuellement à la campagne rizicole, et ce dans ce contexte que le Minae a dédié le 6 mai, le jour du Santa-bary, et d’échanges sur les perspectives de diffusion du riz hybride à Madagascar. Cette journée est une occasion pour le Minae d’avancer dans la réalisation de ces objectifs à travers la mobilisation des producteurs autour des techniques de gestion des pertes post-récolte et de rechercher des solutions concertées aux problématiques rencontrées dans le cadre de la diffusion à grande échelle du riz hybride à Madagascar.

Trois points clés

Pourtant, certaines contraintes techniques et financières limitent le développement et les investissements dans la production à grande échelle du riz hybride à Madagascar. Il s’agit entre autres des contraintes en termes de maintien du taux de germination des semences importées, du coût et de disponibilité des intrants, aussi de suivi des itinéraires techniques.

Ainsi, le Minae a déjà disposé, selon le Secrétaire Général de l’Agriculture et de l ’Élevage , Fanja Raharinomena, des outils de facilitation d’accès aux intrants agricoles pour les agriculteurs, la mise en place des différents sites modèle de démonstration ainsi que la promotion de l’agrégation agricole.

Cette journée de Santabary est une occasion pour les acteurs engagés, à savoir la société Yuans, le Représen­tant de l’Africa Rice et de la Stoi de partager leurs expériences sur la culture et le développement du riz hybride à Madagascar. Trois points clés ont été soulevés lors de cet échange dont, le coût élevé et l’accès aux semences par les paysans, le coût élevé et l’usage des fertilisants et, la capacité limitée des agriculteurs à investir dans la mécanisation.

Des solutions possibles, cependant, consistent à produire des semences et des engrais localement pour réduire les coûts. Comme exemple, la Stoi produit 2000T d’engrais Taroka par mois, et qui collabore déjà avec les producteurs et leur fournir à l’avance ce qui est nécessaire pour l’agriculture, et seule la Stoi achète leurs produits que ce soit du riz, du maïs ou des haricots blancs.

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