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Épidémie – Les cas testés négatifs transférés au Village Voara

Le Village Voara de la Francophonie héberge les cas testés négatifs en quarantaine.

Changement de lieu de prise en charge. Plusieurs patients déjà traités et suivis dans les hôpitaux d’Antananarivo s’occupant des victimes du Covid-19, ont quitté leurs lits, jeudi, en fin d’après-midi. Ils ont été transférés au Village de la Francophonie à Andohatapenaka.

Ce sont les cas testés négatifs au Covid-19, lors du contre-test effectué sur soixante-sept cas censés être positifs et déclarés dans la journée du 6 mai. « Ils doivent être suivis de près, car qu’ils ont été déjà hospitalisés et ont été en contact avec des porteurs du virus. Ils nécessitent, par ailleurs, des soutiens psychologiques. Ce sont les raisons pour lesquelles ils sont regroupés à cet endroit », explique une source au sein du ministère de la Santé publique, hier. Selon cette dernière, ces personnes pourront rentrer chez elles lorsqu’il n’y a rien à craindre sur leur état de santé.

Six patients hospitalisés au Centre hospitalier universitaire (CHU) à Andohatapenaka, une dizaine au CHU Joseph Raseta Befelatànana et une dizaine du CHU à Anosiala, ont été transférés dans ce site. Beaucoup d’entre eux ont été sous traitement pendant leur hospitalisation. Ils sont suivis par des professionnels de santé, dont des médecins et des paramédicaux, ainsi que des psychologues, dans ce site.

L’État a aménagé ce lieu pour accueillir des cas suspects du Covid-19, selon le gouverneur d’Analamanga, Hery Rasoamaromaka. Des lits, des cloisons, des sanitaires, ont été installés dans ce Village. « Cet endroit est prêt à accueillir jusqu’à huit cents personnes. Pour le moment, s’y trouvent cinquante trois », affirme-t-il.

L’existence d’un tel site arrange les professionnels de santé. « Les cas suspects et les cas asymptomatiques ne devraient pas être admis dans les hôpitaux. Ainsi, les hôpitaux ne sont pas saturés. Il y aura de la place pour les malades à hospitaliser. En outre, les professionnels de santé pourront se focaliser sur les personnes qui sont réellement malades », confie un médecin.

À Madagascar le nombre des cas asymptomatiques est fortement supérieur à celui des cas symptomatiques.

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