Editorial

Dilemme coronaléen

La santé ou l’économie ? À la fin de la quatrième quinzaine, le dilemme coronaléen reste entier. Il reste toujours compliqué de trancher en faveur de l’une ou au détriment de l’autre. C’est comme un combat entre deux lépreux. Tantôt l’un est en bas, tantôt l’autre est en haut. Sans pouvoir se départager. Le problème est universel.

Il n’y a pas une bonne santé sans une économie prospère, il n’y a pas d’économie saillante sans une excellente santé. C’est l’équation que les autorités doivent résoudre avant de prendre une solution sur l’avenir du confinement. Le fait est qu’on ne peut pas adopter une politique sanitaire valable sans une économie stable. Or , le coronavirus et les barrières sanitaires prises pour juguler sa propagation ont complètement ruiné l’économie. Beaucoup de pays ont du ainsi procéder à un deconfinement progressif pour relancer l’économie et tenter de limiter les dégâts. Mais les risques d’un retour de manivelle sont réels. Des pays de l’Asie comme la Chine ou la Corée du Sud ont du vite rétablir le confinement après une nouvelle vague de contamination.

À Madagascar, le léger retour à la normale est accompagné d’une hausse notable de nouveaux cas de contamination en particulier dans la région Atsinanana. Le libertinage observé par la population complique la situation aussi bien à Tanà qu’ailleurs. Certains croient qu’avec le Covid-Organics on est divinement protégé même sans le boire. Une levée précoce du confinement risque ainsi d’aggraver davantage la situation. Mais il faut également dire que les sociétés et les entreprises sont au bord de l’agonie. Certaines ont essayé de tenir le coup même sans produire mais les charges sont telles qu’au bout de deux mois, la trésorerie a flanché à l’image du « géant » Gastropizza qui a du mettre au chômage technique un demi-millier d’employés.

La situation n’est guère mieux dans les entreprises franches faute de commande. Le secteur touristique et le transport aérien sont complètement en détresse respiratoire étranglés par le Covid-19.

Pour le moment l’État n’a pas un plan de relance clair et précis. Aucune prévision de soutien au secteur privé alors que les allègements fiscaux annoncés ne sont pas encore effectifs.

La relance n’est donc pas demain la veille à en juger l’évolution de l’épidémie. Ce qui est grave étant donné qu’il n’y a pas le moindre indice pour pouvoir planifier ou anticiper la relance. Tout le monde est réduit à encaisser les coups et les coûts comme un sac de sable et à attendre et subir. Jusqu’au K.O comme un boxeur acculé dans les cordes et dont le coach ne veut pas jeter l’éponge comptant sur un miracle. On va entamer le cinquième round en titubant mais en espérant pouvoir terminer le combat à coup de gorgées de Covid-Organics. On a dit qu’il renforce la défense naturelle.

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  • pour le « scribouilleur », libertinage n’a rien a faire dans cet diatribe quoique les mœurs pourraient le faire penser; il y en a d’autres que votre ligne éditoriale pourraient soulever, journalistes, sortez de la botte et exprimez vous librement, allez buvez un petit coup de tisane que le Monde entier vous envie et repartez d’un pas altier à la con quête du Monde !!!