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Préparatifs des élections – La CENI et le ministère de l’Intérieur en conclave

Les  nouveaux  membres  de  la  CENI.

Les préparatifs des prochaines échéances électorales seront au menu d’une réunion de deux jours entre la CENI et le ministère de l’Intérieur. Mais les textes électoraux restent immuables.

Rendez-vous jeudi et vendredi prochains. Durant ces deux jours, la Commission électorale nationale indépendante (CENI), et le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, cogiteront sur les préparatifs des prochaines échéances électorales.

Selon les explications de Soava Andriamarotafika, commissaire électoral, ces deux jours de réunion seront à huis clos. Une réunion préparatoire de ce rendez-vous s’est justement tenue, hier, au siège de la CENI à Alarobia. Durant les deux jours de conclave, la semaine prochaine, il sera donc question de définir les frontières entre les attributions de la CENI et celles du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation dans le processus électoral. Ce balisage sera surtout nécessaire en vue de la refonte de la liste électorale.

Le chronogramme, la logistique, l’organisation technique, le financement et la concrétisation de la refonte de la liste électorale, justement, devrait prendre la part belle des discussions de jeudi et vendredi prochain. La loi organique sur le régime général des élections prévoit, «la refonte du Registre électoral national est effectuée tous les dix ans». La dernière refonte a été faite en 2012. Aussi, cette obligation légale sera une des principales missions des entités impliquées dans les préparatifs électoraux, cette année.

Un temps, lorsque Pierre Holder Ramaholimasy, était encore ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, l’idée d’organiser des élections des chefs Fokontany avant la refonte de la liste électorale se chuchotait. Les chefs Fokontany sont en première ligne de toute opération électorale, notamment, celles qui concernent les registres électoraux.

Révision ou non?

Il est probable que cette idée de procéder aux élections des chefs Fokontany, préalablement à la refonte de la liste électorale soit, aussi, à l’ordre du jour des deux jours de réunion entre la CENI et le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation. Un projet de décret à présenter en conseil des ministres devrait découler de ces cogitations.

En parlant de texte, les voix réclamant une révision du cadre juridique des élections se font de plus en plus insistantes. Une recommandation qui vient autant des acteurs nationaux, que des représentants des partenaires internationaux. La révision des textes électoraux, afin de redresser les failles, clarifier des points flous, combler des vides et ajuster des incohérences est la recommandation majeure des précédents membres de la formation permanente de la CENI. D’une pierre, deux coups, ce serait une occasion de passer d’une liste électorale alpha-numérique, à une liste biométrique.

En son temps, maître Hery Rakotomanana, ancien président de la CENI, a martelé que basculer vers la technologie biométrique est la meilleure façon d’en finir avec les défaillances de la liste électorale. Dernièrement, ce sont des formations politiques qui se sont réunies pour préparer «une assise nationale», qui ont réclamé la révision du cadre juridique des élections. Elles mettent dans la balance des arguments le fait d’avoir des élections et des élus acceptés de tous. La présidentielle est la principale cible de ce desideratum.

Dans son émission hebdomadaire sur la radio nationale, «Tsy ho tompon-trano Mihono», Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la culture, et porte-parole du gouvernement, a soutenu que les tenants du pouvoir n’ont pas l’intention de retoucher les textes électoraux. Du moins, pour l’instant. En réponse aux entités politiques qui comptent organiser une assise nationale, elle lance, «ce sont les mêmes qui ont confectionné ces lois qui réclament leur révision, aujourd’hui».

Parmi ces entités politiques figurent, en effet, des partis et personnalités qui ont participé à l’élaboration et ont voté le cadre juridique actuel des élections.

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