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Travaux publics – Entre espoir et incertitudes

« Des opportunités existent pour bâtir un environnement plus favorable », souligne Hary Andriatefihasina, à la tête du Syndicat des Entrepreneurs du BTP (Sebtp).

Un plan de redressement, touchant différents secteurs notamment le secteur des travaux publics, constitue une priorité pour relancer l’économie après la pandémie. Plusieurs projets d’infrastructures sont au menu.

La politique des grands travaux prônée par le président de la République, et qui devrait tenir une place de choix dans le Plan Émergence Madagascar (PEM), offre des perspectives réjouissantes pour les acteurs du secteur des travaux publics. En attendant, plusieurs entreprises tentent de remonter la pente à travers les marchés prévus dans le cadre du plan de relance de l’économie. Mais la conjoncture actuelle ne satisfait pas encore l’ensemble de la profession et certains demeurent dans le doute.

Le 22 juin 2020 au Palais d’État Iavoloha, la remise sur les rails de l’économie était au menu des échanges entre le Chef de l’État et les opérateurs du secteur du BTP. Les grandes lignes du plan de redressement, prévoyant la mise en œuvre de plusieurs projets d’infrastructures à travers le pays, ont été dévoilées à cette occasion. Les domaines de l’éducation, de la santé, des infrastructures de liaison et de l’habitat ont été choisis comme prioritaires.

Un plan qui a aussi motivé l’initiative de décentraliser les appels d’offres pour chaque projet au niveau de chaque région. Tous les appels d’offres et l’octroi des marchés publics concernant la réalisation de ces projets d’infrastructures doivent être transparents, profiter aux différentes régions et districts, et la primeur sera donnée aux entrepreneurs malgaches. En contrepartie, Andry Rajoelina a demandé aux opérateurs de faire preuve de rigueur et de professionnalisme dans l’exécution de leurs activités.

Cette initiative présidentielle a permis effectivement à bon nombre d’entreprises de reprendre leurs activités.

Les ventes commencent à progresser

Cependant, le contexte global n’a pas encore permis au secteur de se relancer complètement. « Les commandes publiques ne sont pas encore suffisamment nombreuses pour faire travailler tout le monde », soutient Hery Ravelarison, entrepreneur basé dans la capitale mais dont les chantiers se réalisent souvent en province.

Un responsable d’un grand magasin de produits de quincaillerie d’Antananarivo constate pour sa part que les ventes de matériaux de construction sont maintenant sur une pente ascendante. À son avis, il a fallu un peu de temps avant que les mesures gouvernementales fassent leurs effets. Et lui d’ajouter que plus de la moitié de ses clients les plus actifs opèrent dans les travaux publics si, il y a encore deux mois, les particuliers étaient largement majoritaires.

Renforcer les capacités

À noter que dans le document intitulé « Plan Multisectoriel d’Urgence », le gouvernement a tenu a souligner que les infrastructures publiques et parapubliques sont le pilier du développement et qu’il est important de mettre en œuvre un programme d’infrastructures ayant comme objectifs de soutenir la résilience économique, de créer, de sauvegarder l’emploi e t de développer le marché pour les PME du secteur BTP. Afin de protéger les investissements, d’une part, et d’accroître la sécurité des infrastructures, d’autre part, les chantiers prévus devront suivre les normes de construction en vigueur.

Aussi, un budget de 1 043 milliards d’ariary a été programmé pour financer les travaux qui portent sur l’entretien, la maintenance et la réhabilitation des ouvrages prioritaires comme le réseau routier urbain, national et les pistes rurales, les voiries urbaines et les infrastructures de traitement des déchets, les forages et systèmes d’adduction d’eau, les aménagements hydroagricoles, les écoles, les centres de santé et les bâtiments administratifs.

Pour Hary Andriatefihasina, à la tête du Syndicat des Entrepreneurs du BTP (Sebtp), la conjoncture demeure compliquée mais il faut aussi savoir se projeter vers l’avenir en investissant notamment dans le capital humain. « Des opportunités existent pour bâtir un environnement plus favorable », a-t-il déclaré. Grâce au financement du FMFP (Fonds Malgache de Formation Professionnelle), les entreprises peuvent bénéficier de dispositifs de financement de qualité.

L’organisation qu’il préside ne cesse ainsi d’en faire écho en soulignant que le renforcement de compétence est la clé du développement. À noter que le Sebtp a reçu plus de 65 000 000 ariary du FMFP pour la mise en œuvre de deux projets de formation afin de renforcer les capacités techniques du personnel des entreprises membres.

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