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Editorial

Bourse et bourde

Eh bien non. Finalement les grèves estudiantines n’ont rien à voir avec les gesticulations politiques de l’opposition. À preuve, elles continuent de plus belle alors que Miara-manonja est rentré dans les rangs. Qu’on cesse donc de se cacher derrière des dessous politiques pour ne pas chercher des solutions pérennes et définitives à ces problèmes de paiement de bourse. Il faut dire qu’on commence à en avoir plein l’estomac de ce jeu de Tom et Jerry des étudiants et des forces de l’ordre. Il faut en venir avec ces images de bombes lacrymogènes, de bastonnade et d’arrestations. Cela fait un demi-siècle que cela dure. Et les gouvernements successifs sont incapables de trouver une solution. On ignore le véritable obstacle. Récemment on a promis aux étudiants que tout sera réglé dès que le recensement sera terminé et que les cartes biométriques disponibles. Le 15 mars est la date théorique pour finir la phase de qualification des étudiants. Les cartes biométriques au nombre de cent dix mille sont annoncées pour la fin du mois. Qu’est-ce qui se passe donc pour que les étudiants s’impatientent alors que la date promise n’est même pas échue?

À Toliara et à Toamasina, les étudiants ont arrêté de manifester après la promesse des autorités de tout régler. Ce qui n’est visiblement pas le cas à Ankatso et à Vontovorona. Faut-il donc à chaque fois qu’une autorité politique intervienne pour résoudre un problème qui incombe à une autorité financière?

Il faut tout simplement expliquer aux étudiants la réalité. L’État doit trouver 18 milliards d’ariary par mois pour régler la bourse de plus de cent mille étudiants. Ce qui est énorme en particulier en cette période de crise sanitaire où les recettes de l’État ont énormément diminué avec le marasme économique. Les étudiants sont assez instruits et intelligents pour comprendre à condition que l’État définisse bien ses priorités. Le problème est que les bourdes se conjuguent souvent aux bourses et il est alors difficile de trouver un argument valable pour justifier ce qu’on fait au détriment de ce qu’on doit faire.

Dans tous les cas, à l’avenir avec l’opération de digitalisation et l’inscription au préalable des bourses dans la loi de finances, le problème devrait être réglée une bonne fois pour toutes. Sinon l’opposition héritera encore de cette patate chaude quand elle reviendra au pouvoir dans un demi-siècle.

1 commentaire

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  • On ne peut donner que ce que l’on a…….Alors pourquoi promettre à la gente estudiantine des bourses alors que les caisses sont vides depuis toujours ?????
    Encore un exemple de tout et son contraire !