Accueil » A la une » Manifestation – L’opposition s’accorde la place d’Ambohijatovo
A la une Politique

Manifestation – L’opposition s’accorde la place d’Ambohijatovo

Sur les réseaux sociaux, les partisans du «Miara-Manonja», se donnent déja rendez-vous à Ambohijaotovo.

Les députés du TIM avisent le préfet d’Antananarivo de leur intention de faire un rapport à la population, samedi. Un événement qu’ils comptent organiser à Ambohijatovo.

Rendez-vous le 20 février. Une litanie que reprennent en cœur les partisans du mouvement d’opposition « Miara-Manonja », sur les réseaux sociaux, depuis hier, en début de soirée. La raison est la publication de l’information selon laquelle, les députés du parti « Tiako i Madagasikara » (TIM), élus à Antananarivo comptent faire un rapport d’activité aux habitants de la capitale, ce samedi. Le lieu désigné pour ce rendez-vous durant lequel les élus du parti TIM, à Antananarivo, comptent effectuer un rapport public est la place de la démocratie à Ambohijatovo. Ils ont officialisé leur intention par une missive remise, hier, à la préfecture d’Antananarivo. À la lecture du document, il ne s’agit pas d’une demande d’autorisation. Au regard de l’objet de la lettre déposée, hier, à Tsimbazaza, il s’agit d’une « notification ».

Les députés TIM ne demandent donc pas à la préfecture l’autorisation de tenir leur réunion publique, samedi. Ils lui en informent juste de leur intention. Sauf changement, la place d’Ambohijatovo est gérée par la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). L’accord de ce dernier pourrait s’avérer nécessaire pour que les élus d’opposition et ceux qui viendront les écouter puissent investir les lieux.

Dans la lettre remise à la préfecture, hier, les parlementaires du TIM font valoir « les dispositions constitutionnelles et légales sur le rôle des parlementaires ». Il est réputé que hors session, les députés, notamment, peuvent organiser des réunions publiques pour faire un rapport des activités parlementaires aux citoyens. Seulement, face aux intentions du TIM, certains s’interrogent sur le timing.

Bis repetita

Les députés d’Antananarivo élus sous la bannière du TIM conviennent la population à un rapport d’activité public, près de deux mois après la fin de la seconde session ordinaire du Parlement. Ceci dans une conjoncture politique tendue. Pour certains, le compte rendu des activités parlementaires n’est qu’un leurre. Que le but est de donner une occasion aux partisans de l’opposition de tenir une manifestation dans le cœur de la capitale.

Tenir une manifestation à Ambohijatovo est une intention qui se chuchotait depuis quelques jours dans les rangs de l’opposition. Durant l’émission spéciale du « Miara-Manonja», samedi, l’appel à la population de « se lever», « de se dresser », « de ne plus rester les bras croisés », a été martelé. L’action pour laquelle un raz-de-marée populaire est souhaité n’a, cependant, pas été précisée.

L’appel lancé samedi, pourrait être une mobilisation pour une manifestation populaire afin de secouer le pouvoir, voire plus. Après l’excursion du 6 février, à Imerinkasinina, qui a servi à mesurer ses forces, l’opposition pourrait vouloir déclencher un tsunami contre l’État, samedi, à Ambohijatovo. Un scénario qui a déjà été échafaudé par le mouvement des soixante-treize députés, en 2018. Au motif de faire un rapport d’activité à la population, les discours ont se sont focalisés sur des intentions d’évincer du pouvoir le président de la République de l’époque.

Suite à la lettre des députés TIM, Angelo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo, a été contacté. Il lui a, notamment, été demandé quelle pourrait être la réponse de la préfecture lorsqu’en face, ils brandissent les prérogatives parlementaires. « Je donnerais ma réponse après la réunion avec l’OMC [Organe mixte de conception] », a-t-il juste répliqué. Une réunion qui devrait se tenir, jeudi, au plus tard.

En 2018, le préfet Ravelonarivo a déjà eu maille à partir avec les parlementaires qui insistaient pour un soidisant compte rendu d’activité en public. Bis repetita donc, en 2021, mais il y a jus te quelques acteurs qui ont changé. L’année dernière, les intentions des députés d’opposition de faire des rapports parlementaires en public, dans les régions, se sont, systématiquement, heurtées à des interdictions.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

Voir aussi