PERSPECTIVES MONDIALES - La croissance va ralentir net en 2023


Le rapport de la Banque Mondiale sorti récemment décrit une situation économique en récession presque dans le monde, hormis la Chine. L’inflation et la diminution des investissements en sont les raisons. Les pays du monde, y compris les États-unis considérés comme première puissance mondiale, seront en situation économique difficile cette année. Malgré ses 20937 milliards de dollars de Produit intérieur brut (PIB) en 2020, les États-unis subiront l’influence de la récession mondiale. La croissance du pays de l’oncle Sam tombera à 0.5% en 2023. « … Ce taux, inférieur de 1,9 point de pourcentage par rapport aux prévisions précédentes, constituera la plus faible performance enregistrée par ce pays depuis 1970, en dehors des épisodes officiels de récession » note le rapport de la Banque Mondiale sur les perspectives mondiales 2023. En Afrique subsaharienne, qui abrite environ 60 % des personnes vivant dans l’extrême pauvreté dans le monde, la progression du revenu par habitant pour les années 2023-2024 ne devrait être que de 1,2 % en moyenne, ce qui risque d’entraîner une augmentation de la pauvreté. En Europe également, la croissance de la zone euro devrait être nulle, ce qui correspond à une révision à la baisse de 1,9 point de pourcentage. Le rapport met également en lumière les difficultés spécifiques de 37 petits États, des pays dont la population est inférieure ou égale à 1,5 million d'habitants et qui ont connu un ralentissement plus marqué et un rebond beaucoup plus limité que les autres économies après la pandémie, en partie à cause des perturbations prolongées du tourisme. Le rapport constate que ces pays subissent souvent des pertes liées aux catastrophes qui représentent en moyenne environ 5 % du PIB par an, ce qui constitue un sérieux obstacle à leur développement économique. Pauvreté Le rythme de la croissance mondiale devrait ralentir à 1,7 % en 2023, soit son troisième niveau le plus faible en quasiment trente ans. Ce ralentissement tient son origine de l'inflation, de la hausse des taux d'intérêt, de la diminution des investissements et des perturbations causées par l'invasion de l'Ukraine par la Russie. « Compte tenu de la précarité de la situation économique, toute nouvelle évolution défavorable, comme une inflation plus élevée que prévu, une hausse brutale des taux d'intérêt pour la contenir, une résurgence de la pandémie de Covid-19 ou une escalade des tensions géopolitiques pourrait faire entrer l'économie mondiale en récession. Ce serait la première fois en plus de 80 ans que deux récessions mondiales se produiraient au cours de la même décennie » souligne encore le rapport. Un ralentissement marqué et généralisé est anticipé, les prévisions étant revues à la baisse pour 95 % des économies avancées et près de 70 % des économies de marché émergentes et en développement. « …Au cours des deux prochaines années, la croissance du revenu par habitant dans ces économies devrait être de 2,8 % en moyenne, c'est-à-dire un point de pourcentage de moins que la moyenne enregistrée sur la période 2010-2019 ». La croissance des économies de marchés émergents et en développements tels que l’Afrique du Sud, le Nigeria, La Thailande, la Russie, le Brésil, L’Arabie Saoudite, L’Inde, le Pakistan, L’Afrique du Nord, devrait ralentir de 2,7 % en 2023, en raison d'une demande extérieure nettement plus faible conjuguée à une forte inflation, des dépréciations monétaires, un resserrement des conditions de financement et d'autres difficultés intérieures. Seule la Chine, enregistre une progression de 4,3 % en 2023.
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