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Transport ferroviaire – Bientôt un second souffle pour la ligne FCE

Pour le moment, c’est le tourisme et le transport de marchandises qui aident à la survie de la ligne. 

La vétusté du chemin de fer se fait ressentir sur la vie socio-économique du Sud-Est du pays. La machine est en marche pour y remédier.

Survie. C’est le contexte dans lequel la ligne Fianarantsoa Côte-Est se trouve depuis plus d’une décennie. Situation qui va subir des changements radicaux, d’ici quelques mois, avec les travaux de réhabilitation qui ont commencé récemment. « Du 13 janvier au 20 mai, la ligne FCE sera en situation de coupure depuis le point kilométrique 121 dans la localité de Sahasinaka. Ces quatre mois de coupure correspondent au délai de rénovation d’un viaduc de 200 m dans cette localité. Travaux financés par la Banque européenne d’investissement et réalisés par le ministère en charge. Cette réalisation entre dans le cadre des ambitions du ministère du Transport qui est de redonner un second souffle à cette ligne du train de légende », explique Jean Philippe Dauphin Ramonjarsolo, directeur de la FCE.

Une façon pour ce responsable d’annoncer les grands projets en place destinés à remettre cette ligne sur les rails entre autres l’acquisition de quatre locomotives pour renforcer les fréquences de desserte des dix-huit gares sur la ligne.

Totale indépendance
Depuis 2008, cette ligne est en état de délabrement en ne fonctionnant qu’avec une seule locomotive pour assurer la desserte de près d’une vingtaine de gares. La plupart d’entre eux se trouvent dans des zones reculées inaccessibles autrement que par voie ferroviaire. « 66 km de voies seront entièrement renouvelées pour cette année, en plus des acquisitions de locomotives et de voitures voyageurs par l’État. En 2016, la FCE avait un trou de cinq cents millions d’ariary de dette à combler. Gap que nous avons pu combler en améliorant le système de gestion interne, même avec une seule locomotive. À présent, nous sommes à même d’assurer un bon fonctionnement de la ligne, sans pour autant pouvoir songer à de gros investissements », ajoute le directeur de la FCE.

L’arrivée de nouvelles machines représente ainsi, pour la FCE, la possibilité d’améliorer le rendement de l’exploitation à 100% de la ligne. D’où une totale indépendance financière de la société d’ici l’année prochaine. « À la base, il devait y avoir deux locomotives d’occasion importées de Balmaseda, Bilbao en Espagne, destinée à la FCE. Mais lorsque le ministère du Transport nous a envoyé sur place pour constater l’état de ces machines, nous avons eu la possibilité de discuter avec les Espagnols pour arriver à la conclusion que la FCE, avec l’aide du ministère, pouvait en importer plus. Au final, quatre locomotives arriveront à Madagascar au début du mois prochain. Trois en état de marche et opérationnelles et une autre qui servira de réserve pour les pièces », détaille Dauphin Ramonjarsolo. Avec le port de Manakara, la ligne FCE qui relie la région Vatovavy à la Haute Mahatsiatra représente les principaux nerfs économiques du Sud-Est du pays.

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  • Une excellente nouvelle pour la population du Sud-Est. Les chemins de fer sont écologiques, coûtent moins cher que les routes et sont faciles à entretenir.