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Education – L’année scolaire mise en péril

Les forces de l’ordre ont empêché les enseignants grévistes des établissements d’Itaosy d’entrer dans l’enceinte du LMA.

Les examens officiels sont prévus dans six mois, alors que la grève des enseignants se prolonge. Les soucis s’installent chez les principales victimes.

L’année scolaire est mise en péril, dans certains établissements scolaires. La suspension des cours se prolonge dans les lycées techniques et dans les écoles d’enseignement général d’Antananarivo. Les principales victimes sont inquiètes. « Cela fait plus d’une semaine que nous n’avons pas eu cours. Nous n’avons traité que quelques chapitres, depuis le début de l’année scolaire, alors que dans le programme scolaire, il y a au moins une dizaine pour chaque matière. L’examen final est, pourtant, prévu dans six mois», s’inquiété Haritiana, une élève du lycée moderne Ampefiloha. Les élèves redoutent que ces revendications aboutissent à une longue grève, comme celle de 2018.

Il y a de quoi être inquiet. Selon quelques enseignants, avec cette année scolaire écourtée, les rattrapages sont compliqués, surtout, que des enseignants insistent à prolonger leur grève. Les lycées techniques ont décidé, hier, de continuer leur grève pendant 72 heures. En grève depuis lundi, ils ont rencontré des responsables du ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, mardi. Apparemment, cette rencontre n’a pas fait avancer les choses.

Grève maintenue
« Nous sommes toujours au point de départ. Les explications sur les primes pour les fonctionnaires ne sont toujours pas claires. Nous ne sommes pas satisfaits », déclare la porte-parole des grévistes à Mahamasina, après l’expiration de leurs 48 heures de grève.

Du côté des enseignants des lycées et des collèges d’enseignement général, la grève est, également, maintenue dans plusieurs établissements, comme dans neuf établissements scolaires à Itaosy, au LMA, au lycée Nanisana. Leurs enseignants sollicitent des explications de la part du Président de la République Andry Rajoelina, pour les motiver à reprendre leurs activités. Toutefois, plusieurs enseignants sont retournés au travail, comme ceux du CEG Ambohi-manarina. « Il s’agit d’une pression. Cela a provoqué des mésententes entre les enseignants», confie l’un deux. Au CEG d’Antanimena, par ailleurs, les revendications s’intensifient. En plus de réclamer des éclaircissements sur les paniers garnis d’une valeur de 65 000 ariary et la protestation des considérations humiliantes des enseignants, ces derniers réclament l’inscription des indemnités de 50 000 ariary, dans le bon de caisse du mois de janvier. Tous exigent la valorisation du corps enseignant.