Culture

Concert classique – Le duo Randria-Joignerez enchante

Mirana Randria et Agnès Joignerez continuent à enchanter les mélomanes à chacune de leurs apparitions.

Toujours aussi passionnées, envoûtantes et charmantes à la fois, ce sont deux musiciennes exceptionnelles que l’on redécouvre à l’IFM Analakely.

Place à la musique ! Entamant avec grâce et volupté une nouvelle année qui s’annonce particulièrement jouissive pour tous les férus de musique classique de tous horizons. Le grand retour des fameux Concerts classiques de midi, initié par l’association Madagascar Mozarteum à l’Institut français de Madagascar (IFM) Analakely, conquiert. Fidèle à lui-même, le rendez-vous a gâté le public mélomane des retrouvailles avec deux grosses pointures de la musique classique actuelle.

D’un côté, on retrouve Mirana Randria au piano et de l’autre, la flûtiste francophone Agnès Joignerez. Pour les inconditionnels des concerts classiques de midi, il s’agit d’un duo qui leur est déjà familier, tandis que pour les autres, l’événement qui s’est tenu, hier, à l’IFM Analakely, s’est affirmé comme une belle découverte. D’une grande sobriété comme à leur habitude, les deux artistes de musique classique se présentent au public dès 13h tapantes. Saluant l’assistance, elles nous introduisent dans une douce interprétation de la composition de la pianiste française Lili Boulanger intitulée « Nocturne ».

Un duo fusionnel
De quoi largement envoûter l’audience donc, qui, dans la lumière tamisée de la salle, se laisse émouvoir. S’ensuit une interprétation de « Sonatine » du Français Darius Milhaud.
Pour sa 108ème édition, le concert classique de midi du Madagascar Mozarteum s’est plu à opter pour une affiche « classique » qui émerveille toujours autant. Habituées à jouer ensemble depuis 2011, Mirana Randria au piano et Agnès Joignerez enchantent, en effet, continuellement, par la fantaisie de leur duo. Complé­mentaires à travers leurs instruments de prédilection et fusionnelles grâce à leur passion pour la musique classique, elles nous font rêver. Fort d’une relation qui fonctionne surtout grâce à un travail régulier entre elles, mais surtout avec l’amitié et le dialogue qui s’installe à travers le piano et la flûte, le duo fonctionne à merveille.

Sur un ton plus que jovial, en nous livrant une interprétation entrainante et bien maîtrisée de « l’histoire du Tango » par le compositeur argentin Astor Piazzolla, Mirana Randria et Agnès Joignerez égayent le public en seconde partie de ce concert classique de midi. Enchaînant une à une chacune des composantes de la partition d’Astor Piazzolla qui forment « l’histoire du Tango », à savoir « bordel », « café », « night-club » et « concert d’aujourd’hui », les deux musiciennes surprennent. Toujours aussi conquérantes, ce duo classique qu’elles forment ne cesse ainsi d’éblouir les mélomanes qui le découvrent et redécouvrent au fur et à mesure qu’il monte en scène. Vivement la prochaine.