Le président national des Bleus fustigent les hauts responsables qui hésitent à affirmer leur obédience au parti. En vue des élections, le HVM semble décidé à affirmer ses couleurs. Redevabilité. À entendre le discours prononcé par Rivo Rakotovao, président national du Hery vaovao ho an'i Madagasikara (HVM), durant la cérémonie de présentation des vœux des membres de la formation politique, à l'hôtel A&C à Ivato, samedi, les responsables politiques et administratifs devraient adhérer au parti. Du moins affirmer une obédience active à Hery Rajaonarimampianina, président de la République. « (…) au sein de plusieurs instances du pays, nous constatons que de nombreuses personnalités désignées par le président de la République et en qui il a mis sa confiance, hésitent, se cachant derrière le fait d'être des techniciens », vilipende le ministre auprès de la Présidence en charge de l'Élevage. « La politique serait-elle alors réservée à ceux qui n'ont pas de poste au sein du pouvoir Notre parti a pour vocation de servir le pays. Ces indécis ne souhaiteraient-ils pas servir le pays », se demande le numéro Un des Bleus. Surnommé « parti au pouvoir », le HVM semble désormais décidé à s'affirmer et à afficher le bleu à tous les postes politiques et à de responsabilité de l'administration publique. Une ligne tracée dans les résolutions du congrès régional du parti, en décembre à Fianarantsoa, où il a été souligné que les Bleus doivent être largement majoritaires au sein du gouvernement. Une semaine plus tard, lors d'une remise de dons à l’occasion de la fête de Noël, à son siège à Antanimena, des meneurs de la formation présidentielle à Antananarivo et ses environs, ont réclamé que les responsables « jusque dans les fokontany », soient des militants HVM. Élection L'allocution du ministre Rivo Rakotovao, samedi, laisse ainsi entendre que seules seraient tolérées au sein du pouvoir, les personnalités qui, du fait « de leur histoire politique et des restrictions légales, ne peuvent pas adhérer au HVM ». À condition, toutefois, de faire activement preuve d’obédience au chef de l'État. À l'exemple des dissidents du Mapar conduits par Jean de Dieu Maharante, ministre de la Population, et des scissionnistes du VPM-MMM menés par le député Benja Urbain Andriatsizehena, qui ont présenté leur vœux au locataire d'Iavoloha, samedi, et lui ont assuré « un soutien sans faille ». Suivant la ligne dictée par « le parti au pouvoir », ministres, sénateurs, députés, chefs de régions, maires, secrétaires généraux de ministères, directeurs de cabinet et directeurs ministériels, ou encore, directeurs de sociétés d'État, comme la Jirama, ont arboré le bleu, au A&C Ivato, samedi. Pour les adversaires politiques d'hier, prêter allégeance à Hery Rajaonarimampianina, président de la République, semble suffire. Au regard de certaines personnalités présentes samedi, adhérer au parti présidentiel semble, du reste, protéger des tourmentes judiciaires, ou d'être évincées de leur poste, malgré une incompétence manifeste. Afin de motiver ses prétentions, le HVM avance, par ailleurs, sa vocation « à défendre et à appliquer la politique du président de la République », et s'active pour « sa réélection », comme il a été dit, à Fianarantsoa. « Les postes à tous les niveaux devraient être attribués à ceux qui sont décidés à suivre le président Hery Rajaonarimampianina. (…) 2018 approche, aussi devons-nous oser nous affirmer », publie sur son compte un haut responsable ministériel, rapportant une partie du discours prononcé, samedi, à Ivato. Garry Fabrice Ranaivoson
Le président national des Bleus fustigent les hauts responsables qui hésitent à affirmer leur obédience au parti. En vue des élections, le HVM semble décidé à affirmer ses couleurs. Redevabilité. À entendre le discours prononcé par Rivo Rakotovao, président national du Hery vaovao ho an'i Madagasikara (HVM), durant la cérémonie de présentation des vœux des membres de la formation politique, à l'hôtel A&C à Ivato, samedi, les responsables politiques et administratifs devraient adhérer au parti. Du moins affirmer une obédience active à Hery Rajaonarimampianina, président de la République. « (…) au sein de plusieurs instances du pays, nous constatons que de nombreuses personnalités désignées par le président de la République et en qui il a mis sa confiance, hésitent, se cachant derrière le fait d'être des techniciens », vilipende le ministre auprès de la Présidence en charge de l'Élevage. « La politique serait-elle alors réservée à ceux qui n'ont pas de poste au sein du pouvoir Notre parti a pour vocation de servir le pays. Ces indécis ne souhaiteraient-ils pas servir le pays », se demande le numéro Un des Bleus. Surnommé « parti au pouvoir », le HVM semble désormais décidé à s'affirmer et à afficher le bleu à tous les postes politiques et à de responsabilité de l'administration publique. Une ligne tracée dans les résolutions du congrès régional du parti, en décembre à Fianarantsoa, où il a été souligné que les Bleus doivent être largement majoritaires au sein du gouvernement. Une semaine plus tard, lors d'une remise de dons à l’occasion de la fête de Noël, à son siège à Antanimena, des meneurs de la formation présidentielle à Antananarivo et ses environs, ont réclamé que les responsables « jusque dans les fokontany », soient des militants HVM. Élection L'allocution du ministre Rivo Rakotovao, samedi, laisse ainsi entendre que seules seraient tolérées au sein du pouvoir, les personnalités qui, du fait « de leur histoire politique et des restrictions légales, ne peuvent pas adhérer au HVM ». À condition, toutefois, de faire activement preuve d’obédience au chef de l'État. À l'exemple des dissidents du Mapar conduits par Jean de Dieu Maharante, ministre de la Population, et des scissionnistes du VPM-MMM menés par le député Benja Urbain Andriatsizehena, qui ont présenté leur vœux au locataire d'Iavoloha, samedi, et lui ont assuré « un soutien sans faille ». Suivant la ligne dictée par « le parti au pouvoir », ministres, sénateurs, députés, chefs de régions, maires, secrétaires généraux de ministères, directeurs de cabinet et directeurs ministériels, ou encore, directeurs de sociétés d'État, comme la Jirama, ont arboré le bleu, au A&C Ivato, samedi. Pour les adversaires politiques d'hier, prêter allégeance à Hery Rajaonarimampianina, président de la République, semble suffire. Au regard de certaines personnalités présentes samedi, adhérer au parti présidentiel semble, du reste, protéger des tourmentes judiciaires, ou d'être évincées de leur poste, malgré une incompétence manifeste. Afin de motiver ses prétentions, le HVM avance, par ailleurs, sa vocation « à défendre et à appliquer la politique du président de la République », et s'active pour « sa réélection », comme il a été dit, à Fianarantsoa. « Les postes à tous les niveaux devraient être attribués à ceux qui sont décidés à suivre le président Hery Rajaonarimampianina. (…) 2018 approche, aussi devons-nous oser nous affirmer », publie sur son compte un haut responsable ministériel, rapportant une partie du discours prononcé, samedi, à Ivato. Garry Fabrice Ranaivoson