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ANTSIRANANA – Hommage aux soldats tombés au champ d’honneur

Le dépôt de gerbes par les ambassadeurs britannique, David William Ashley, et australienne, Alison Shea.
Le dépôt de gerbes par les ambassadeurs britannique, David William Ashley, et australienne, Alison Shea.

Les commémorations se suivent dans la capitale du Nord. Après celle de l’Armistice du  11 novembre, une autre  a eu lieu au cimetière anglais de Lazaret-sud.

Un lieu approprié pour honorer les sacrifices des morts enterrés au cimetière anglais de Lazaret-sud. Comme chaque année, l’ambassade de Grande-Bretagne a organisé dimanche, une cérémonie commémorative pour les soldats tombés au champ d’honneur, lors des deux guerres mondiales. La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Royaume-Uni, David William Ashley, et de l’ambassadrice-adjointe d’Australie, Alison Shea, qui s’est déplacée de l’ile Maurice pour cet évènement. Les Français d’Antsiranana ont été également représentés par leur consul honoraire, Lionel Biancuzzi, tandis que les autorités civiles et militaires ont été conduites par le préfet, Lucien Mananjara.

Cette fois, il s’agissait d’un bel hommage rendu à la mémoire de ces soldats car tous les pays, impliqués dans le conflit à Madagascar, il y a quatre-vingt ans, sont aujourd’hui des amis et des partenaires. Leur présence effective en témoigne. À l’entrée du cimetière, un piquet d’honneur a été formé par quarante-deux éléments de la gendarmerie nationale et de la base navale d’Antsiranana. Les hymnes nationaux des deux pays ont été entonnés pour débuter la cérémonie. Celle-ci a été marquée par un bref culte chrétien et une dôha, prière islamique aux âmes des défunts de la guerre, devant la stèle érigée en la mémoire des trois cent quinze soldats britanniques et du Commonwealth, morts au cours des opérations à Madagascar.

La revue des troupes par l’ambassadeur britannique et les autorités militaires.

Des hommes courageux

Avant le dépôt de gerbes traditionnel, le représentant du roi Charles III a retracé les sacrifices de ces hommes qui avaient fait preuve d’une grande compétence, d’une grande discipline et d’un grand courage. Il a cité le cas du capitaine Lewellen Palmer du Royal Armoured Corps, touché par un obus explosif. David Ashley a tenu à rappeler à l’assistance que ce même dimanche, comme dans la capitale du Nord, le Service national du souvenir du Royaume-Uni s’est tenu au cénotaphe de Whitehall, à Londres, pour honorer le sacrifice de la communauté des forces armées, des anciens combattants britanniques et du Commonwealth, ainsi que des alliés qui avaient combattu aux côtés des Britanniques pendant les deux guerres mondiales et dans les conflits ultérieurs. « Nous le faisons dans cent cinquante-quatre pays du monde entier, partout où sont enterrés les héros tombés au combat.

Ici, comme dans tous les cimetières militaires du Commonwealth, nous rendons hommage à ceux qui avaient servi et à ceux qui avaient fait le sacrifice ultime. Et ce, pour veiller à ce que les leçons apprises vivent avec nous pour toujours », affirme l’ambassadeur britannique. Il a lors invité tout le monde à se rappeler des horreurs de la guerre et à s’engager à lutter pour la paix. Les invités ont pu parcourir les rangées de tombes. Chacune d’entre elles raconte l’histoire d’un brave soldat mort sur une ile lointaine, loin de ses proches.

Un cimetière chargé d’histoire44

Le cimetière anglais a été créé à la fin de la Seconde guerre mondiale sur le terrain offert par la République malgache au peuple britannique, en remerciement de ses efforts pendant le conflit, comme en témoigne la plaque commémorative apposée à l’entrée. L’endroit  comprend trois cent quinze sépultures édifiées par les Britanniques et entretenues  par Commonwealth War Graves (Commission des sépultures de guerre du Commonwealth). Ils sont  neuf de la Marine, deux cents quatre vingt-dix de l’Armée, quinze de l’Air force et un de la Marine marchande à y être enterrés. Ils sont de nationalités différentes, dont cent soixante six Britanniques, un Australien, dix Sud-Africains, cent trente-deux de l’Afrique de l’Est, cinq de l’ile Maurice et un Belge. Le cimetière anglais d’Antsiranana est admirablement entretenu par un gardien à temps plein. Il possède son livre d’or qui témoigne de la force du souvenir, toujours présent, et qui peut être consulté librement. Les Anglais ont été ensevelis dans ce cimetière militaire, qui fait l’admiration des visiteurs par son état impeccable, après un important contingent de victimes de l’opération « Ironclad », l’attaque anglaise sur Antsiranana en 1942.

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