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Transition énergétique – Le projet Sahofika peut démarrer

La centrale de Sahofika est prévue produire le premier kilowattheure dans encore quatre à cinq ans.

Sauf changement, la signature de l’accord de concession entre l’Etat malgache et le consortium Neho pour la production énergétique de la centrale de Sahofika, se tiendra ce jour. Une lueur d’espoir pour beaucoup.

Les tergiversations auront duré en tout cinq ans. Le projet de production d’électricité à la centrale hydroélectrique de Sahofika à Antanifotsy redémarre après deux années de stand-by, activé pourtant suite à un appel d’offres international en 2015. Du côté de l’Etat malgache et de la Jirama, les arguments justifiant le retard de la signature de la concession et de l’achat d’énergie ont tourné autour de la « délicatesse » d’un projet de grande envergure tel que ce projet de centrale hydroélectrique. C’est la plus grande infrastructure énergétique depuis ces vingt dernières années, avec une puissance de 192 MW et une production annuelle de 1570 Gwh et les analyses de coûts divers pour chacune des parties prenantes ont constitué le principal goulot d’étranglement.

C’est en tout cas, ce qui a toujours été annoncé. La signature de concession a failli se faire en 2018, puis en 2019, puis en 2020, sans jamais aboutir, tant les enjeux étaient importants. Le projet a été monté sous forme de contrat de construction-exploitation-possession-transfert (CEPT) qui prévoit la conception, le financement, la construction, l’exploitation et la gestion de la centrale hydroélectrique.

Cinq ans

C’est l’accord de concession de 35 ans ainsi que le contrat d’achat d’électricité qui auraient dû être signés depuis 2018 à l’issue de l’aboutissement des études de faisabilité technique et financière. Cet accord est à conclure entre le consortium Neho (Nouvelle énergie hydroélectrique de l’Onive) et le ministère de l’Energie et des hydrocarbures et le contrat d’achat devra se faire avec la Jirama.

Neho a déjà fait ses valises au milieu de cette année, ne voyant aucun signe d’une main tendue vers la concrétisation du projet de la part de l’Etat. La pandémie, les investissements courants et le silence de l’Etat ont été pesants sur le consortium français. Mais à la nomination d’un nouveau ministre de l’Energie, l’espoir s’est ravivé. Andry Ramaroson, a en effet, indiqué le 24 octobre dernier qu’une avancée concrète se tiendra en ce mois de novembre. Avec la pression du secteur privé, las de la déficience de l’énergie dans le pays, la signature du contrat de concession et de l’achat de l’électricité produite va finalement se tenir. A rappeler que le projet de centrale de Sahofika bénéficie d’une localisation exceptionnelle avec 700m de chute brute « permettant de minimiser la taille du réservoir et de maximiser le potentiel hydraulique », détaille le site de Neho.

Les ouvrages comprennent entre autres un ouvrage de retenue comprenant un barrage en béton compacté au rouleau et une digue formant une retenue d’un volume utile de 120m3. Sahofika alimentera le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) et la Jirama pourra se procurer un tarif à 0,5 dollar le kilowattheure. Le moins cher selon les promoteurs du projet. En tout cas, les détails seront plus précis à cette signature tant attendue. Près de 725 millions de dollars sont nécessaires à ce projet. Le gouvernement malgache y contribue. Il a été prévu d’être opérationnel en 2024 mais puisque le projet accuse deux ans de retard, il faut attendre encore 5 ans pour que le premier courant passe sur le RIA.

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