Notes du passé

Des études concluantes sur l’érosion

Au bout de huit ans à neuf années d’efforts pour lutter contre les feux de brousse et la culture sur brûlis et dans le but de conserver les sols, des résultats sont enfin palpables (lire précédente Note). Un bureau d’études entreprend la mise en place des cuves de mesures de l’érosion en Alaotra, à Ampamaherana (Fianarantsoa), à Nanisana (Antananarivo), à Nanokely (Ankaratra), dans l’Androy et à Ivoloina (Toamasina).

« Des résultats très importants pour la connaissance des phénomènes d’érosion et leur mesure ont été constatés », comme l’affirme le rapport de P. Roche et Dubois publié en 1959. À partir de ces résultats, des notes relatives aux dispositifs antiérosifs à mettre en œuvre, sont mises au point.

Des essais relatifs au problème de fixation des lavaka sont alors menés au lac Alaotra et permettent de mettre au point la technique des barrages en grillage.« L’étude des possibilités de recharge des nappes perchées dans le sable a été entreprise sur le bassin expérimental de Tsimandaha à Antanimora » (Bulletin de Madagascar, septembre 1961). En même temps, la mise en place des bassins versants expérimentaux sera réalisée à Périnet.

Parallèlement aux études, de nombreux projets d’intervention, « suivis ou non de réalisation », sont envisagés et mis au point. Toamasina bénéficie du projet « vallée témoin, zone d’extension » mené par le Bureau des sols.
Il consiste en l’aménagement d’un secteur bien délimité en vue de la protection et de l’amélioration des terrains en pente (inférieure à 12%) principalement destinés à la culture d’arachide. L’opération est complète et totale et comprend la construction d’un bassin réservoir, le reboisement, l’ouverture de routes, etc.

À partir de ce secteur, dès 1957, une opération d’aménagement, autour du lac Alaotra des terrains de cultures sèches sur 3 000 ha. Le service régional de conservation des sols ne réalise que l’infrastructure antiérosive. Aux représentants du paysannat de se charger de la vulgarisation auprès des méthodes appropriées de maintien de fertilité. Si cette action réussit très bien, « une action plus importante des agents d’encadrement de la vulgarisation serait souhaitable ».

Toujours dans la province de Toamasina, la protection du bassin versant de l’Antani­fotsy est l’objet d’une étude complète réalisée par la section Défense et restauration des sols. Elle aboutit à un rapport. Les « prévisions pessimistes » de celui-ci ne sont pourtant pas partagées par tous.

« Le projet présenté en vain au Fonds européen de développement, a finalement été présenté pour le prochain exercice au Fonds d’aide et de coopération français. »

À la même époque, un dossier concernant la protection du bassin versant du barrage projeté de Sahabe est en cours. En même temps, un essai d’aménagement, sans décapage du sol, d’une maille témoin démarre sous l’impulsion de Dubois. Mais de nombreuses difficultés sont rencontrées du côté des autorités locales et le projet ne peut être mené à bien.

Enfin, un projet de système antiérosif est lancé pour les plantations arbustives. Il s’agit d’un « plan terrasse café » mis en œuvre, dans la province de Toamasina par le service de l’Agriculture.

En 1960, la réunion suivie de mises au point permet d’harmoniser les techniques prônées par les services agricoles et celui de la Conservation des sols. La section Défense et restauration des sols n’a plus alors qu’un rôle de conseiller pour certains dispositifs.

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