Actualités Social

Épidémie – Le virus de poliomyélite à Tana

Le virus de poliomyélite continue à circuler. Des analyses effectuées sur
des eaux stagnantes dans trois grandes villes, dont Antananarivo l’ont démontré.

Un virus paralysant se propage à Anta­na­narivo. Il s’agit du virus dérivé du poliovirus vaccinal (VDPV) qui a fait onze victimes dans les quatre coins de l’île depuis novembre 2014. « Des eaux stagnantes à Antananarivo, Mahajanga et Tuléar, contiennent du virus qui transmet la poliomyélite, selon les résultats d’une analyse systématique effectuée par l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM), il y a quelques mois », a expliqué Voahangy Leondaris, chef de service de la vaccination au sein de la direction du Pro­gramme élargi de vaccination (DPEV) du ministère de la Santé publique, au DLC Anosy, hier, dans le cadre d’une conférence scientifique sur la poliomyélite.
Ainsi, ce virus continue à circuler dans la Grande île, tout au moins, dans ces trois villes. Et ce, malgré les huit campagnes qui se sont succédé depuis l’apparition du premier cas à Analalava, il y a 2 ans. Par conséquent, la propagation de cette maladie est toujours inquiétante, bien qu’aucun nouveau cas n’ait été notifié, depuis août 2015. Les enfants à faible immunité en sont les plus exposés, principalement, ceux avec zéro dose de vaccin anti-poliomyélite. Les rapports des précédentes campagnes démontrent qu’ils sont encore nombreux, selon le responsable au sein de la DPEV.

9e campagne
Le ministère de la Santé publique, avec l’appui de ses partenaires, dont l’Orga­nisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) va procéder à la 9e campagne, cette semaine, pour immuniser et protéger tous les enfants sur le territoire. Du 16 au 18 novembre, plus de trois mille agents de santé et plus de 60 000 agents communautaires seront mobilisés pour vacciner tous les enfants de 0 à 59 mois, estimés à 4 000 000. Pour atteindre cet objectif, ces agents de santé vont effectuer du porte à porte, se placer dans des zones très fréquentées, à savoir, les stationnements, les marchés.
Par ailleurs, le ministère de la Santé publique devra fournir des efforts pour persuader certains médecins qui ne sont pas convaincus de cette campagne répétitive, afin de réduire le
taux de refus qui a tendance à augmenter à chaque campagne. Le ministère a organisé une journée d’information pour eux, hier, mais la plupart n’étaient pas présents.
À préciser que la vaccination de tous les enfants est le seul garant de l’éradication de la poliomyélite à Madagascar. « Elle n’a aucun impact sur la santé, à part un peu de fièvre », explique un médecin. Cette campagne ne s’achèvera qu’une fois le virus éliminé.

Miangaly Ralitera

2 commentaires

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

  • LE VDVP est justement lié AUX VACCINS diffusés à tord ou à travers … 4 doses recommandées dans d’autres pays et on est à presque la dizième campagne ? Quel intérêt alors que Madagascar avait arrêté la campagne du VPO en 1999 avec juste une surveillance de 5 ans selon l’OMS …
    Pourquoi cette recrudescence de vaccinations depuis 2014 en utilisant le VPO trivalent alors que le VPI bivalent est moins dangereux en terme de contamination ??? et ce conseillé par l’OMS depuis des années ?
    A qui profite toutes ces actions ? pas aux enfants dont le système immunitaire se voit agressé continuellement …