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Attroupement à Ambohipo – Rolly Mercia plaide non coupable

Le sort de Rolly Mercia sera connu ce matin.

Trois semaines après le report du procès sur l’attroupement non autorisé survenu à Ambohipo le 13 juillet, les accusés se sont présentés devant le tribunal correctionnel d’Anosy, hier. Le verdict sur l’affaire sera proclamé ce matin.

UNE affaire à suivre. Ce matin sera connu le sort de l’ancien ministre de la Communication Harry Laurent Rahajason alias Rolly Mercia et de cinq autres personnes. Ils ont répondu à l’appel du juge dans la salle numéro 2 du tribunal d’anosy, hier. Après la comparution des accusés dans l’affaire portant sur la manifestation illégale à Ambohipo le 13 juillet, le juge a décidé que le verdict sera proclamé ce jour. Une décision qui revêt encore du suspense puisque le mandat de dépôt de Rolly Mercia a été prolongé d’un mois par la Justice, selon son avocat Eric Rafidison.

Durant l’interrogatoire, Rolly Mercia a plaidé non coupable et refusé tous les chefs d’inculpation qui pesaient sur lui. L’ancien ministre de la Communi­cation a soutenu dans sa défense qu’« il n’avait pas l’intention de concocter une telle manifestation ou encore moins de revendiquer la libération d’une personne poursuivie par la Justice ». Durant toute l’audience, l’ancien ministre de la Communi­cation a été autorisé à s’assoir sur une chaise. D’un premier coup d’œil, on pouvait voir que son état de santé était faible. Sa voix s’entendait à peine malgré l’utilisation d’un équipement de sonorisation dans la salle.

Commanditaire

Quatre personnes ont été arrêtées à Ambohipo suite à un attroupement non autorisé. Rolly Mercia a été impliqué en tant que complice. Il est accusé d’être le commanditaire et d’avoir payé les auteurs de la manifestation. La deuxième personne inculpée l’a accusé devant la Justice d’avoir assisté à la réunion de préparation de l’action à Ambolonkandrina. Un fait qui a été catégoriquement refusé par Rolly Mercia. « J’étais moi aussi un responsable au sein de l’État et je suis bien conscient que la régularisation de la procédure judiciaire ne se fait pas dans la rue. La question judiciaire se fait uniquement au tribunal », a-t-il précisé. Avec une version qui changeait constamment, l’explication de cet inculpé a incité le juge, le ministère public et l’avocat à poser beaucoup de questions concernant son rôle durant la mission. Tantôt, il soutenait que « Rolly était en train de partir quand lui arrivait sur le lieu de rencontre ». Tantôt, il avançait que « Rolly était assis sur une chaise dans la maison durant la rencontre ».

Le déclenchement de la manifestation a été initié par un membre qui se présente comme le coordonnateur de l’association fondée par Berija Ravelomanantsoa. Celui-ci a organisé, selon ses dires, la descente dans la rue d’Ambohipo pour que sa voix exigeant la libération de leader de grève à l’université soit entendue par les autorités. Il a expliqué que lui et l’ancien ministre ne se connaissaient pas. Même version pour la propriétaire de la maison qui a abrité la réunion la veille de la manifestation. La dame a insisté n’avoir aucune relation avec Rolly Mercia.

Durant la comparution, le ministère public n’a cessé de défendre l’intérêt public. La tenue d’un attroupement illégal, alors que l’un des membres de l’association organisatrice est un intellectuel sortant de l’université, semble bizarre selon le juge du ministère public. Celui-ci exige l’application de la loi et la peine maximale pour tous les inculpés.

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