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Croissance économique – L’accès au crédit rural facilité dans le Sud

Le  financement  pour  les  ruraux  dans  deux  régions  du  Sud  est  acté.

Deux cents paysans développant des activités rurales de production dans les régions Anosy et Androy sont ciblés par la facilitation de l’accès au financement.

Plongée dans l’environnement entrepreneurial rural dans le Sud de l’île. C’est par un accord tripartite signé hier, que deux cents villageois producteurs vont accéder au crédit à taux réduit dans les régions Anosy et Androy. Connues comme victimes du kere ou famine, les populations dans ces deux régions développent en réalité sur place, des potentiels dans leurs activités agricoles et commerciales.

Ce besoin de se développer entaché par le cliché attribué au Sud comme endroit désertique, fait face à une avancée isolée de l’entrepreneuriat. Pour Valérie Zafindravaka, première responsable du programme national Fihariana visant à accompagner les initiatives entrepreneuriales, « au Sud, il existe des gens qui cultivent, qui élèvent et qui commercialisent. Ces activités existantes et qui font vivre la population peuvent se développer maintenant que l’accès au financement devient facilité ».

Grâce à l’appui existant à l’alimentation et aux activités génératrices de revenus, mené dans ces deux régions par le PAM ou Programme Alimentaire Mondial, les agriculteurs locaux en quête de financement sont identifiés. L’accord entre le programme national Fihariana, la banque BOA et le PAM prévoit le démarrage de l’octroi de crédit aux deux cents bénéficiaires, dès cette semaine.

Emergence agricole?

« Le taux d’intérêt annuel va de 5 à 9 %. La BOA qui a été auparavant appelée Bankin’ny Tantsaha Mpamokatra ou banque des agriculteurs producteurs, a une vocation historique dans l’accompagnement du développement rural. Cet esprit de proximité vis-à-vis du milieu agricol se confirme à travers l’octroi de crédit rural à ces entrepreneurs ruraux dont les initiatives sont maintenant repérées par Fihariana et méritent du soutien », indique Ravaka Rafenomanjato, spécialiste de la microfinance chez la banque BOA.

La famine au Sud, qui intervient lorsque l’eau manque en raison du climat, n’empêche pas la population locale de vivre de l’agriculture, de l’élevage et du commerce. Dans l’Anosy e t l’Androy, le développement rural en croissance se trouve bloqué par le défaut de financement depuis longtemps.

Pour Moumini Ouedraogo, représentant du PAM à Madagascar, « l’opportunité s’ouvre aux populations par rapport au développement de leurs activités, maintenant que les financements deviennent disponibles ». Le PAM dispose d’un registre de dix milliers de producteurs dans l’Anosy et l’Androy à partir duquel sont tirées les vagues successives des bénéficiaires de l’appui financier à taux bonifié à travers le programme Fihariana. L’éducation financière en zones rurales est mise au point par les responsables pour orienter les paysans dans l’utilisation des fonds qu’ils obtiennent pour faire croître leurs activités.

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