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Commerce – L’interdiction d’ouverture contestée par certains opérateurs

Les autorités soutenant les petits commerçant en difficulté à cause du confinement.

Les activités considérées comme « non essentielles » n’ont d’autres alternatives que l’arrêt. Pourtant ces dernières constituent un pilier socio-économique non négligeable.

Formelle. Une note du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat en date d’avant-hier avise tout opérateur concerné sur l’impératif de fermeture de tout commerce et industrie à quelques exceptions près. « l’ouverture de tout industrie et commerce est formellement interdite à l’exception des commerces essentiels, des industries de production de produit alimentaires et des unités de fabrication de produits pour combattre le Covid-19, dont l’horaire de fermeture est strictement fixé à midi, hormi les pharmacies d’officine et des stations de services » détaille le ministère en charge.

Une décision qui tend à diviser les opinions chez les opérateurs. « Quand on nous dit de fermer, le minimum de mesure à prendre serait l’exemption d’impôt pour les sociétés non concernées par ces possibilités d’ouverture » exhorte le chef d’une petite entreprise de services de la capitale. En effet, Dans une situation de confinement total, difficile pour les dirigeants d’entreprise de garder la tête froide. « La définition du concept d’activité essentielle diffère pour chaque pays. En France par exemple, les commerces de détails de matériaux de construction, quincaillerie, peintures et verres en magasin spécialisé, ou encore les commerces de détails de journaux et papeterie en magasin spécialisé sont autorisés à ouvrir en respectant scrupuleusement les mesures de sécurité santé. Au Canada, l’industrie minière est considérée comme étant une activité essentielle car elle subvient aux besoins de milliers de familles. Pourtant en terme de santé économique ces pays sont mieux nantis que la grande île » explique un autre propriétaire de PME. Une façon pour ce responsable de suggérer la révision de la liste des activités considérées comme étant réellement essentielles.

Péril

Selon une enquête de l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) datant du mois dernier, près de huit mille quatre cent quarante-neuf employés ont été mis au chômage. Parmi ceux qui se retrouvent le plus en péril, l’enquête pointe du doigt une majorité de petites entreprises ayant, entre une dizaine et une cinquantaine de collaborateurs. « Nous avons un peu plus d’une centaine de salariés, nous pensons recourir au chômage partiel car la période est compliquée. Ce ne serait pas soutenable pour eux. Raison pour laquelle, nous essayons de maintenir un minimum d’activités pour couvrir une partie des frais fixes comme les loyers. Les premiers jours, certains employés ont joué le jeu et ont pris des congés. À partir de la semaine prochaine, cela va être plus compliqué » déplore le chef d’une entreprise textile dans l’Atsimondrano qui n’a plus d’autre choix que la fermeture de son unité de production.

D’un autre côté, touchés de plein fouet par la pandémie, les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration peinent à relever la tête. Privé de clients depuis le début du confinement, le milieu va devoir adopter de nouvelles normes sanitaires qui vont le pousser à se réinventer sans parler des contraintes horaires et surtout financières imposées par les mesures de confinement. « Nous payons des charges comme tous ceux qui travaillent à leur propre compte, nous n’arrivons pas à joindre les deux bouts. D’autres mesures s’imposent quant aux mesures adoptées par les autorités concernant ce domaine » suggère un restaurateur de la capitale.

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