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14 Juillet – Îles éparses en toile de fond des discours

La  traditionnelle  réception  à la  résidence de France  a  été  remplacée par  un  discours  de  l’ambassadeur  Christophe  Bouchard. 

Le 14 juillet, en terre malgache, a juste été marqué par les discours en ligne interposés de l’ambassadeur de France et du ministère des Affaires étrangères. Sans être précisé, le dossier îles éparses a été évoqué entre les lignes.

L’HEURE est à la diplomatie. C’est en tout cas ce que laisse entre voir les discours de Christophe Bouchard, ambassadeur de France et Djacoba Tehindrazanarivelo, ministre des Affaires étrangères, hier, à l’occasion de la célébration de la fête nationale française. Des allocutions dans lesquels le dossier des îles éparses et les sujets inhérents à la crise sanitaire ont été soulevé dans un langage et de manière éminemment diplomatique.

Pour son premier 14 juillet, à Madagascar, Christophe Bouchard a dû se résourdre à un simple discours diffusé sur internet, en raison des restrictions sanitaires. Il a partagé la scène avec le ministre Tehindrazanarivelo. Après un temps d’orage dans les relations diplomatiques entre Madagascar et l’Hexagone, les prestations d’hier, indiquent que le ton des échanges semble s’être apaisé. Les sujets qui fâchent n’ont pas, pour autant, été occultés.

Cause de la turbulence, en mai, la question des îles éparses a été soulevé mais, à la sauce diplomatique. Aucune des deux allocutions ne mentionne le terme îles éparses, ou îles malgaches. Le 18 mai, Madagascar a affirmé son « opposition ferme », aux intentions de la France de créer une réserve naturelle nationale sur l’archipel des Glorieuses. Une réaction soulignée par « la convocation », de l’ambassadeur Bouchard, par le ministre de Tehindrazanarivelo.

Dans son discours, hier, le diplomate français a mis l’accent sur « le lien fait de confiance et de respect mutuel (…) l’amitié », entre la France et Madagascar.

Soutien à l’IPM et l’OMS

Rappelant que le cap de la coopération entre les deux pays a été fixé durant entre Andry Rajoelina, président de la République et son homologue français Emmanuel Macron, en mai 2019, l’ambassadeur Bouchard évoque ainsi, à sa manière, le dossier îles éparses. Il s’agit du point d’orgue de la rencontre au palais de l’Elysée, entre les deux Chefs d’Etat.

« Soyez tous convaincus que cette relation forte se maintiendra, nous offrons un cadre unique pour favoriser la poursuite de notre engagement conjoint à trouver des solutions communes par le dialogue et, notamment, pour dépasser notre différend dans le Canal de Mozambique de façon apaisée et constructive », déclare l’ambassadeur français.

Le ministre Tehindraza­narivelo réplique, « Nous sommes certains que la France, le pays des droits de l’homme, le pays qui a aboli l’esclavage, le pays qui a chèrement payé le prix de sa propre liberté, le pays qui a compris que la colonisation était une voie erronée. Cette France, nous en sommes sûrs, comprend la cause qui est la nôtre depuis 1973, c’est la cause de notre liberté totale, de notre indépendance complète, gage d’une relation définitivement apaisée ».

L’ambassadeur français a, par ailleurs, consacré une bonne partie de son discours à la guerre contre le coronavirus. L’accent qu’il met sur « le principe de la coopération et solidarité internationale doivent nous animer en ces temps », explique, probablement, la cordialité diplomatique des allocutions d’hier. Le diplomate a, néanmoins, glissé dans ses propos un message de soutien à l’Institut pasteur de Madagascar (IPM), et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Fleuron de savoir-faire scientifique français, l’IPM a été bousculé par l’Etat, dans cette crise contre sanitaire. « (…) je salue les institutions qui ont un rôle essentiel dans la prévention, le dépistage, la recherche, en particulier l’Institut pasteur qui depuis 120 ans est un pilier irremplaçable de la politique de santé publique dans ce pays et je sais l’attachement des Malgaches en cette institution », indique l’ambassadeur Bouchard.

Le locataire de la résidence de France a, également, touché mot sur la confiance envers l’OMS. L’organisation a, aussi, été chahutée par les autorités étatiques durant cette guerre contre la Covid-19. « Je vais mentionner également, l’Orga­nisation mondiale de la santé sur laquelle tous nos pays savent pouvoir s’appuyer », affirme-t-il, en ajoutant, « l’heure est plus que jamais à la coopération internationale, toutes les énergies doivent converger ensemble, dans le seul but de prévenir, guérir, sauver les vies ».

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