Economie

Transport aérien – Des mesures pour sauver la haute saison

Le DG d’Air Madagascar défend l’alternative de remplacement temporaire des A340.

Prise de court pour des raisons de sécurité, Air Madagascar se retrouve obligée d’immobiliser sa flotte pour remplacer des moteurs. 

Urgence. Pour pallier aux récentes irrégularités des services de la compagnie aérienne nationale, les responsables de cette dernière tentent de rassurer les opérateurs du secteur touristique qui sont à présent en pleine période de rush. Des propos émis par le directeur général d’Air Mada­gascar en marge de la présentation du forum international sur le tourisme et le transport qui s’est tenu vendredi dernier à la salle de l’horloge de la gare Soarano. « Nos clients ont dû relever ces jours ci que nous avons subi des perturbations sur l’exploitation du réseau international. Surtout sur les lignes en direction de l’Europe et, par ricochet, celles en direction de l’Asie. Cependant, les mesures ont été prises de manière à minimiser l’impact de la directive européenne sur nos vols », explique Besoa Razafimaharo.
L’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (EASA) a émis le 20 juin une directive de navigabilité imposant aux utilisateurs d’Airbus 340 ou de B737 équipés de moteurs CFM d’une série de production spécifique de les modifier ou de remplacer certains d’entre eux dans un délai d’une semaine. Trois moteurs des deux A340 d’Air Madagascar sont concernés, et doivent donc, pour des raisons de sécurité, être remplacés, le dernier avant le 15 Août. Ce qui impliquerait une immobilisation de ces appareils pendant la haute saison touristique alors qu’une hausse annuelle de 34% des réservations de juin à août est notée, avec un bond de 38% sur les principaux marchés émetteurs selon une récente étude menée par le cabinet Forward Keys.

Immobilisation
« En anticipation de l’immobilisation des appareils pour effectuer le remplacement des moteurs, des mesures drastiques ont été prises afin de préserver les performances de la haute saison. D’où l’affrètement ponctuel de l’A380 qui nous aura coûté 800 000 dollars pour chaque rotation, ce qui est plus du double de nos coûts avec nos appareils », explique le directeur général d’Air Madagascar. La compagnie nationale sera obligée dans les semaines à venir d’affréter un appareil de remplacement lorsque l’un de ses A340 sera immobilisé pour réparation. Ainsi, durant toute cette haute saison touristique, Air Mada­gascar devra recourir à la location d’aéronefs étrangers pour assurer ses vols. Des alternatives qui ont pour but de rassurer dans un contexte marqué par l’ouverture inévitable du ciel malgache aux compagnies étrangères à
travers le concept d’Open sky annoncé par Joël Randriamandranto, ministre des Transports, du tourisme et de la météo­rologie qui mettrait à mal la compétitivité de la compagnie nationale. Air Madagascar a encore besoin d’environ vingt-cinq millions d’euros pour assurer les objectifs fixés dans son programme de redressement.

 

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