Mahajanga - Nouvelle manifestation des taxis motos


Le tribunal administratif a débouté la préfecture. L’assainissement du transport par tricycles peut débuter dans la cité des Fleurs. La commune urbaine de Mahajanga ne reculera pas dans son projet d’assainir le milieu du transport de passagers par taxis-motos tricycles, ou bajajs. Le tribunal administratif a, en effet, décidé de donner raison à la municipalité face à la préfecture. Celle-ci, dans sa requête, a demandé l’annulation des arrêtés municipaux n°035-16 du 11 mars 2016 et n° 36-16/CU/MGA/AG du 14 mars suivant, portant règlementation du transport de voyageurs par taxis motos tricycles (TMT) dans la circonscription administrative de la commune urbaine de Mahajanga. Le tribunal administratif a ainsi confirmé la décision de la commune urbaine d’appliquer les droits de licence pour la nouvelle exploitation à 400 000 ariary pour les bajajs et 200 000 ariary pour le renouvellement. Les deux arrêtés fixent les conditions d’exploitation liées aux véhicules, aux horaires et aux zones de travail, ainsi que les frais de transport forfaitairement à 1000 ariary par passager, la couleur des véhicules et la tenue de travail Le préfet de Mahajanga, limogé le 28 juin, a également demandé sursis à exécution de l’arrêté municipal n°024-16/CU/MGA/AG du 23 février  portant application des modifications des taux de droits de licence de certains véhicules de transport public, toujours dans la commune de Mahajanga. Il a prétexté que « les moyens relatés dans cette demande étant très sérieux, et que son exécution engendre des troubles à l’ordre public dans la ville de Mahajanga ». Un véritable acharnement contre le maire qui veut appliquer la loi et mettre de l’ordre dans sa ville. Chasse aux tricyles L’arrêté mentionne que, selon l’article 24 nouveau modifiant et complétant les dispositions de la délibération n°039-14/CU/MGA du 16 décembre 2014, les droits des nouvelles licences d’exploitation des lignes d’autobus sont fixés à 200 000 ariary et ceux de leur renouvellement à 50 000 ariary. Ces arrêtés sont déjà passés devant le contrôle de légalité. Comme prévu, après la célébration du 26 juin, l’opération d’assainissement a débuté. La chasse aux tricycles clandestins a commencé et une trentaine de taxis jaunes ont été placés en fourrière, dans l’enceinte de la voirie à Analakely. Ceux qui n’affichent pas d’autocollant bleu, ne peuvent plus circuler, faute de document en règle. Mercredi à midi, ils ont organisé une manifestation devant l’Hôtel de ville pour contester la décision. Les manifestants ont empêché leurs collègues en règle  de travailler. Ils ont arrêté les taxis jaunes qui circulaient aux environs de l’Hôtel de ville. « La commune urbaine de Mahajanga ne fera pas marche arrière. Ces arrêtés seront appliqués. Nous avons obtenu gain de cause devant le Tribunal administratif. Plus de 400 bajajs ont déjà renouvelé leur licence et possèdent leur autocollant bleu », a déclaré le 3e adjoint au maire, Fanjarinivo Andriamasy. Vero Andrianarisoa
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