Régions

École nationale d’enseignement maritime – Menace de chômage pour les élèves-marins

L’École nationale d’enseignement maritime de Mahajanga avait encore fière allure, il y a six ans.

La formation des futurs marins malgaches est en suspens. Le matériel de l’École nationale d’enseignement maritime (ENEM), dégradé, n’est plus aux normes.

Les élèves-marins de Mahajanga tirent la sonnette d’alarme. Leur formation au sein de l’École nationale d’enseignement maritime (ENEM) est suspendue depuis deux mois pour cause de vétusté des infrastructures et du matériel.
Cette situation met ainsi en péril le secteur de la navigation et le monde maritimes qui dépendent beaucoup de cette école nationale, voire internationale, et très réputée par ses prestations.
« On ne peut plus dispenser des formations pratiques car la plupart des équipements sont dans un état dégradé, à l’instar des bouteilles à oxygène. Les têtes de réglage de pression ont déjà subi une adaptation et c’est très risqué désormais de les utiliser », a expliqué un responsable.
La formation sur la sécurité ne doit pas être négligée. Comme les avivements de pompiers, les marins ne peuvent pas pénétrer dans un espace clos en feu si le matériel se trouve dans un tel état. En fait, il ne respecte plus les normes exigées.

Appel de détresse
Les élèves-marins effectuent dans leur cursus des stages sur la sécurité de base. En particulier, ils étudient les techniques avancées contre l’incendie et la sûreté sur un bateau.
« Nous lançons un appel aux autorités et au gouvernement, en particulier au Président de la République. Nous ne pourrons plus travailler si nous n’acquérons pas une formation sur la sécurité de base, un élément fondamental pour notre cursus », ont déploré les
élèves-marins.
L’ENEM est menacée de fermeture si les responsables ne trouvent pas rapidement une solution. Depuis plus de cinq ans, l’établissement scolaire professionnel ne cesse de se dégrader tant au niveau du matériel qu’au niveau des infrastructures. Le bâtiment qui devait être réhabilité il y a quelques années, est de plus en plus rongé par la mer et les pluies.

 

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