Social

Disparition d’enfants – Des parents à juger pour maltraitance

La Police nationale rappelle les lois sur la protection de l’enfant.

Le non-respect de la loi a été souligné par la Police nationale, lors de la fugue des trois garçons à Ambohijanaka, hier. L’enquête est en cours.

Les parents de l’un des enfants retrouvés à Ambo­hijanaka pour­raient monter au parquet du tribunal prochainement selon la Police nationale, hier, lors d’une conférence de presse à Anosy. L’enfant a subi des maltraitances, selon toujours la Police
nationale.

« Quand nous avons initié une enquête, le non-respect de la loi sur la protection des enfants a été remarqué dans la fugue de ces enfants », affirme le commissaire Huguette Ravelomananony, chef du service de la police des mœurs à Anosy.

La police nationale confirme qu’il ne s’agit pas de légère punition mais de maltraitance. « Selon l’adage malgache, il ne faut pas faire l’économie de coups de bâton pour punir un enfant aimé. Mais personne n’a dit qu’un enfant mérite d’être frappé avec un bois rond. Certains parents frappent à mort l’enfant jusqu’à ce que la manche d’un balai soit complètement brisée. Nous pouvons toujours corriger nos enfants s’ils commettent de petites fautes. Mais si nous entamons des enquêtes et rapportons l’affaire au tribunal, c’est parce que le cas est grave. Si des juges osent mettre des parents en prison c’est parce que la violence est intolérable. Par exemple, un enfant a été frappé à la tête par sa mère biologique, entrainant une fracture cranienne. Nous ne voulons pas sanctionner des parents pour avoir frappé leur progéniture, mais il existe des lois protégeant les enfants.
Nous nous référons à la loi», souligne le commissaire Huguette Ravelomananony.

Fugueurs
Elle a ajouté que les voisins ont l’obligation de signaler des cas de violence à l’encontre des enfants selon la loi sur la protection des enfants. Aucune statistique n’est encore disponible sur le nombre des parents qui passent devant la justice à cause de la maltraitance de leurs enfants. Mais de tels cas existent selon le commissaire Fidy Andria­miandra, chef du service de la police de mœurs et de la protection des mineurs à Tsaralalàna.

Face aux rumeurs d’enlèvement d’enfant, la Police nationale a confirmé que les fugueurs constituent la majorité des enfants disparus. En cas de kidnapping, des enquêtes doivent le prouver. Au bilan, plus de huit cents enfants ont disparu depuis le mois de janvier, dont six cent soixante quinze fugueurs.

« Les cas de fugue sont les plus enregistrés auprès de notre service. Sur environ sept cents déclarations d’enfants disparus, six cent soixante quinze d’entre eux ont fugué. Six cent vingt trois enfants sont revenus dans leur foyer après des enquêtes », explique le commissaire Fidy Andria­miandra.
La Police nationale lance un appel aux parents de signaler par le numéro vert 147 en cas de disparition ou d’enlèvement d’enfant.

 

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