Accueil » Actualités » Antananarivo – Des manifestants sèment la terreur
A la une Actualités Social

Antananarivo – Des manifestants sèment la terreur

Des étudiants d’Ankatso réclament la destitution de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Ils ont semé le trouble partout.

Des automobilistes circulant à Manakam­bahiny ont rebroussé chemin, devant des manifestants en furie.
« J’ai fait demi-tour pour éviter des casses. Ils tapent sur des véhicules », manifeste une victime. Un motard est tombé avec ses deux-roues, dans le même quartier, en croisant le chemin de ces grévistes. « On l’a certainement poussé dans le rang des manifestants », témoigne un observateur.
Les étudiants de l’université d’Antananarivo pour le changement, soutenus par des députés pour le changement et leur troupe, ont été à la tête de ces actes de violence. Ils ont vraiment rendu la vie dure aux usagers de la route reliant Ankatso à Fiadanana, lorsqu’ils ont voulu rejoindre le siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESUPRES) à Fiadanana, pour réclamer le départ de la professeur Marie Monique Rasoazana­nera, ministre du MESUPRES. Ils ont mis des barrages dans tous les coins, engendrant un embouteillage monstre.
Des bacs à ordures ont été déplacés à Tsiadana, à Manakambahiny. Des pneus ont été brûlés sur des chaussées, des blocs de rocher ou de bois placés sur la route pour bloquer la circulation. À Manakambahiny, ils ont pris un grand pot de fleur du fokontany et l’ont mis sur la chaussée.

Consensus
Des éléments des forces de l’ordre ont suivi de près cette manifestation. Cinq des manifestants ont été retenus pour avertissement, en bafouant l’ordre public. Ils ont été vite relâchés. Cette manifestation a commencé dans le campus universitaire.
Les étudiants pour le changement ont fait sortir leurs camarades de leurs salles pour les inciter à grossir leur rang, mais peine perdue. Beaucoup n’ont pas été convaincus par cette manifestation qu’ils qualifient de « politique ». «Nous sommes contre les manifestations politiques dans le campus universitaire. Nous l’avons déjà souligné après le jet de cocktail molotov dans notre établissement, au mois de mai. S’ils veulent la destitution de la ministre, qu’ils aillent tout de suite au siège du ministère », indique Sammy Rasoavo­narivo, porte-parole des présidents des associations pédagogiques de l’Université d’Antananarivo.
À Fiadanana, les éléments de force de l’ordre ont bloqué l’entrée au ministère. Les manifestants ont fait un forcing, le député Tody Arnaud et deux étudiants, ont pu entrer. « Ce ministère ne rouvrira ses portes que lorsque la ministre quitte son poste. Elle n’a pas résolu le problème des étudiants », lâchent-ils. La professeur Marie Monique Rasoazana­nera, sereine, souligne qu’elle exécute les prescriptions de la Haute cour constitutionnelle (HCC). « On m’a nommée dans le gouvernement de consensus, et je continue les tâches que j’ai entamées il y a 4 ans, pour développer l’enseignement supérieur », lance-t-elle. Elle a cité, parmi ses réalisations, l’aboutissement de la révision des textes sur le système Licence-Master-Doctorat (LMD), l’élaboration du plan directeur de la biodiversité marine.

2 commentaires

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

  • le peuple malgache, celui qui ne baigne pas dans la corruption, en a assez de la tambouille politique et je ne crois pas que les dirigeants l’aient vraiment compris.

  • La population en a raz le bol de tous ces magouilleurs politiques HVM et compagnie et eut un vrai changement, pas un recyclage de Mr RAJAO et co !
    TOUTE CETTE MAFIA HVM DOIT ETRE ARRETEE ET MISE EN PRISON ET LE PARTI INTERDIT!