Economie

Stratégie – Les Nigérians sous le charme du CEDS

Malgaches et Nigérians ont pu profiter des échanges stratégiques hier.

Une forte délégation de militaire nigérian est présentement en visite dans la Grande île. Ils ont rencontré les auditeurs du CEDS. 

Partage d’expérience. C’est la motivation qui a poussé une délégation de l’école d’État-Major nigérian a effectuer une visite dans les locaux du Centre d’Étude Diplo­matique et stratégique (CEDS) à Androhibe hier. Ainsi, la délégation, composée de trente-trois officiers dont vingt-six élèves, deux instructeurs et cinq responsables ont eu l’occasion de s’imprégner de l’expérience du centre d’études en termes de stratégie de développement. La visite de cette délégation militaire, qui durera toute cette semaine se tournera surtout vers les thématiques de développement du capital humain et la sécurité en Afrique.

Interpellation
Sujet sur lequel les dignitaires du centre d’études diplomatiques et stratégique se sont étalés en mettant en avant les raisons d’être même du CEDS qui ambitionne d’être une organisation inspirante en formant les leaders capables d’impacter directement sur le développement de chacun de leur domaine de compétence. Pour illustrer la présentation du centre, le général de corps d’armée et membre du CEDS, Dominique Rakotozafy d’exposer le difficile contexte de développement du pays à travers l’œuvre de Mireille Razafindrakoto et François Roubaud intitulé « L’énigme et le paradoxe: économie politique de Madagascar ». Ouvrage dans lequel les auteurs évoquent les mécanismes de ces obstacles que traverse le pays et affecte son économie.
« Madagascar, contrairement à beaucoup de pays africains, ne connaît pas de guerre et possède de nombreuses richesses. Pourtant sa population ne cesse de s’appauvrir. Il s’agit pour nous de développer une stratégie visant à dénouer cette situation dans les programmes de formation dispensés au sein du Centre d’études. Ce qui, au final, permettra à nos auditeurs d’apporter leur contribution au développement du pays chacun à leurs niveaux », souligne le général de corps d’armée. De son côté, étonné de cette situation d’étranglement dans laquelle la plupart des Malgaches moyens se trouvent, au général de brigade Je Ejeh d’interpeller les hauts responsables étatiques.
« Quelles mesures prennent les autorités par rapport à ces personnes en situation de difficultés ? N’y a-t-il pas de programme de renforcement de capacité pour ces personnes en situation de chômage et de pauvreté pour qu’ils puissent subvenir à leur minimum de besoin ? », interroge-t-il.
Une façon pour ce dignitaire nigérian de porter un cri d’alarme par rapport à la situation de dévelop­pement du pays. « Il s’agit pour nous d’accorder plus d’importance à l’impact social et économique de nos stratégies afin d’arriver à un développement concret et durable du pays », conclut Solofo Rasoa­rahona, délégué général du CEDS pour mettre l’accent sur l’importance du leadership dans cette fameuse thématique de développement du capital humain et la sécurité en Afrique.

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