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Santé – Un enfant démuni sauvé de sa maladie

Nambinina Herilala est très heureuse de l’évolution de la santé de son enfant

Le kit nécessaire à l’opération de l’hydrocéphalie est gratuit pour les plus démunis. Le fils de Nambinina Herilala, lessiveuse, est le premier bénéficiaire.

Le fils de Nambinina Herilala, lessiveuse dans le quartier d’Ivandry, se rétablit petit à petit de l’hydrocéphalie. Cet adolescent de 12 ans, a été opéré, la semaine dernière, grâce à l’aide des philanthropes. Il a bénéficié d’une valve de dérivation gratuite grâce à l’association « Human Action Group » qui fournit des valves gratuites pour les démunis. Cet intrant médical coûte, à peu près dans les 1 600 000 ariary dans les pharmacies. Son scanner et les médicaments nécessaires avant, pendant et après l’opération, ont été payés par un particulier.
Cela fait douze ans que cette mère de famille cherche « ce miracle » pour son fils, qui a souffert d’une forte migraine, pendant des années. « Cela lui faisait tellement mal qu’il lui arrive, très souvent, de frapper sa tête. Cela a commencé, lorsqu’il était âgé de 8 mois. Toutes ces années, nous l’avons emmené chez un tradipraticien, sans résultat. Au contraire, la taille de sa tête ne cessait de grossir. Un médecin nous a envoyé dans cet
hôpital. Et c’est ici que la magie s’est opérée », raconte fièrement cette mère de famille rencontrée au centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA) à Ampefiloha, où son fils est, encore, sous surveillance.

Un luxe
Dans cet hôpital, elle déambule les sourires aux lèvres, reconnaissante envers les personnes qui ont sauvé son enfant, dont le personnel du service neurochirurgie au CHU JRA. Car sa famille n’aurait jamais trouvé les moyens pour cette intervention chirurgicale.
À Madagascar, les soins sont « un luxe » pour beaucoup. Les coûts des intrants médicaux sont au dessus des moyens de la grande masse qui, dans la plupart des cas, ne peut se soigner qu’au dépend des actions humanitaires. On ne s’étonne pas si beaucoup se ruent vers les missions humanitaires gratuites. La Caisse nationale de solidarité pour la santé qui a démarré à Vato­mandry en 2018, dont l’objet est de bénéficier d’un soin gratuit, moyennant une cotisation mensuelle, est au point mort. À l’époque pourtant, on a annoncé la participation de l’État pour la prise en charge des plus démunis, une somme aurait été même déjà versée à l’époque par l’État. Une « mauvaise » gestion de cette caisse a été dénoncée par la société civile.
En attendant que cela démarre, les associations humanitaires comme
« Human Action Group », promettent d’être encore là pour les démunis. « Soixante valves de dérivation sont, actuellement, disponibles. Nous envisageons de fournir jusqu’à trois cent kits par an pour les patients qui n’ont pas les moyens de s’en octroyer», assure le Dr Patrick Ranjohanison, comité directeur de l’association. Le ministère de la Santé publique explique, pour sa part, qu’il prend part également, dans ces missions humanitaires, en facilitant par exemple, l’entrée des intrants sur le territoire.