Economie

Salon du chocolat – Robert, le grand absent

Longtemps considéré comme un produit de consommation de prestige, le chocolat malgache, à travers le
salon qui s’est déroulé, hier, au Carlton Anosy tente de séduire la masse populaire. Organisé par l’association Wednesday morning group (WMG), « l’évènement a pour principal objectif de subvenir à ses besoins en matière d’activités sociales en faveur de la population défavorisée du côté de Betsizaraina. Néanmoins, au-delà de ces œuvres sociales, l’évènement est surtout l’occasion pour la filière cacao de toucher un public de masse », précise Patricia Rabe, présidente du WMG.
Par ailleurs, au grand étonnement de nombreux visiteurs, l’absence de l’enseigne de la chocolaterie Robert était à l’origine de nombreux question­nements de la part du grand public. « C’est tout de même l’un des fleurons de cette filière au pays », déplore un des visiteurs.
Misant plutôt sur l’aspect du luxe et de l’excellence pour développer leurs activités, les principaux acteurs de ce secteur admettent que le chocolat de la Grande île reste méconnu dans son pays et laisse la part belle aux produits importés qui inondent le marché malgré une qualité nettement moins appréciable. « Avec une tablette à moindre coût, soit environ mille ariary l’unité, le chocolat égyptien est plébiscité bien qu’il soit fabriqué avec l’huile végétale de palme et non avec du vrai cacao à cause du faible pouvoir d’achat national », déplore Michael Chauveau, de Menakao Madagascar Chocolate.