Régions

Lutte contre le paludisme – L’Église luthérienne entre en action

Les enfants sont les plus vulnérables au paludisme.

Animation, sensibilisation et distribution d’équipements pour éliminer les moustiques, peuvent résumer les principales activités de l’Église luthérienne.

Malgré les nombreux efforts menés par le gouvernement et par divers projets, le paludisme se trouve  encore au quatrième rang des maladies responsables des décès dans les hôpitaux à Madagascar. L’Église luthérienne de Madagascar (FLM), au sein du Synode Avaratry Mania ou SPAM, est consciente de l’importance de la menace que cette maladie tropicale fait peser sur la population, surtout sur les femmes enceintes et les enfants. Consciente de l’importance de la menace que cette maladie tropicale représente pour la population, surtout pour les femmes enceintes et les enfants, touchant la région Vakinan­karatra et une partie de la région d’Amoron’i Mania, Le FLM vient de renouveler son engagement dans la lutte contre le paludisme, ce pour une durée de deux ans.

Financées par The Lutheran Church Missouri Synod d’Amérique, les activités menées dans le cadre de ce projet qui se concentre en général sur la prévention, vont dans le sens du Plan stratégique national (PSN) 2018-2022 du gouvernement. Elles ont ainsi comme cible toute la population des localités comprises dans le SPAM, qui compte plus d’un millier de temples.

Après avoir suivi une formation sur les techniques d’animation et de sensibilisation, les 160 responsables des édifices sélectionnés rejoindront leurs zones respectives pour former, à leur tour les chrétiens leaders et techniciens. À ces derniers de faire tache d’huile à travers les acquis théoriques et pratiques qu’ils obtiendront.

Fort taux de prévalence

Des descentes sur le terrain pour des phases de pré-élimination et d’élimination figurent dans la phase de concrétisation du projet. Elles se traduiront d’abord par la sensibilisation pour conscientiser la population à comprendre l’origine du paludisme et son mode de transmission. Elles permettront ensuite de l’encourager à utiliser des moustiquaires et à combattre la prolifération des moustiques en éliminant les conditions qui favorisent cette multiplication, en assainissant, notamment, l’environnement immédiat des habitations.

En 2018, le paludisme a touché plus de 40% des patients enregistrés dans les centres de santé de base au niveau de la région Vakinankaratra. En décembre 2019, le taux des malades touchés est monté à 51%. Face à ce fort taux de prévalence, le ministère de la Sante publique, par le biais de sa direction régionale, a renforcé les activités de lutte contre le paludisme dans les sept districts du Vakinankaratra. Cela explique la mise à contribution des acteurs privés comme l’Église luthérienne.