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Convention de partenariat – Les artisans intégrés dans un cadre formel

Les  représentants  des  signataires  de la convention.

Une grande première dans les annales de la République. Les artisans formels peuvent désormais prétendre à des crédits bancaires, aux notions entrepreneuriales, à la protection sociale, à des impôts modérés.

Sophie Ratsiraka a frappé un grand coup. La ministre de l’Artisanat et des métiers (MAM ) a pu rassembler toutes les compétences pour mettre l’artisanat malgache sur l’orbite du succès. « Nous avons analysé ce secteur. Il y a eu les problèmes de matières premières, la recherche des débouchés, les aléas liés aux financements. Nous pensons avoir des réponses aujourd’hui » a fait savoir hier Sophie Ratsiraka, lors de la cérémonie de signature d’une convention de partenariat tous azimuts, à son bureau du CENAM des 67 hectares.

L’accord en question s’énonce comme suit: « Unir les efforts pour professionnaliser davantage les métiers de l’artisanat malgache. Connu pour la qualité de ses nombreux produits, variés et en abondance, mais aussi par la vulnérabilité et la fragilité existentielle de ses principaux acteurs. Évoluant dans la plupart des cas dans l’informel. Dans l’optique du développement des activités artisanales, de mieux les organiser pour en tirer les quintessences, le MAM, a décidé de tisser une étroite collaboration avec la Direction générale des impôts, DGI, la CNAPS, la BNI Madagascar et le projet Fihariana.

Cette démarche concertée, à multiples facettes, se rapporte principalement à une campagne de formalisation des artisans aux quatre coins du pays, en vue de l’amélioration de la performance du secteur de l’artisanat en matière fiscale, de permettre aux artisans de bénéficier d’une protection sociale adaptée à leur situation, et d’un financement répondant aux besoins de ceux qui en ont fait leur gagne-pain ».

Accès aux lignes de crédit

« Ainsi, l’artisanat, dans son essor futur, permettra non seulement d’intégrer les jeunes et les femmes en quête de travail dans le système, mais aussi d’atteindre les objectifs spécifiques du Velirano numéro 6 du président de la République, Andry Rajoelina « l’emploi décent pour tous » poursuit l’exposé des motifs».

« À travers ce projet, la DGI s’engage à faciliter le paiement de l’impôt par les artisans par l’intermédiaire des coopérations avec les mobiles money et de fixer le minimum de perception, soit 16 000 ariary d’acompte de l’impôt synthétique adapté aux capacités financières artisans, pour un début de formalisation » a précisé Germain, directeur général des impôts. Qui a souligné « qu’il suffira d’une carte d’identité et d’un certificat de résidence pour se formaliser. Le paiement peut se faire par Hetraphone avec la contribution du mobile-money ». Il a revélé que sept cent cinquante mille contribuables ont été recensés en 2021. Un million sept cent cinquante mille cibles seront à prévoir cette année. Pour les artisans, être dans la légalité leur offre les privilèges des crédits bancaires et des protections sociales.

De son côté, la CNaPS, prévoit d’alléger les formalités d’affiliation des artisans concernés par le projet au régime de prévoyance sociale en alignant le taux de cotisations sociales des artisans sur celui du régime agricole, soit 9%. Dans ce sens, le projet permettra d’octroyer aux artisans les prestations sociales se rapportant à leurs adhésions à la Cnaps, en conformité aux lois en vigueur (allocations familiales, rentes en cas d’accident de travail ou de maladie professionnelle, pensions) , annonce Mamy Rakotondraibe, directeur général de la CNaps.

Outre ces avantages, ce projet mis en place par le ministère de l’Artisanat et des Métiers permettra aux artisans de bénéficier de l’appui, de l’encadrement et de l’accompagnement du programme Fihariana et de la BNI Madagascar. Les artisans auront un accès aux lignes de crédit appropriées, suivant les termes de la convention signée entre la BNI Madagascar et Fihariana. Ce dernier mettra en faveur du projet les ressources à sa disposition pour toutes les informations et les formations sur les rouages de l’entrepreneuriat et la gestion des fonds pour les bénéficiaires de ce programme. Ces explications ont été fournies par Andrian Chandris, directeur général adjoint de la BNI Madagascar et Valérie Zafindravaka, secrétaire exécutif du programme Fihariana. Ces résultats attendus ne sont que précurseurs d’un vaste programme d’activités du MAM qui va mettre en exergue le rôle important, sinon primordial, du secteur de l’artisanat dans l’économie nationale.

Sophie Ratsiraka résume le tout sur les objectifs de cette alliance « assurer le développement et la promotion des métiers d’artisan, contribuer au développement de l’économie national, protéger les artisans pendant l’exécution de l’exercice de leurs fonctions.Avec les impacts attendus que sont la valorisation des métiers d’artisan, l’amélioration du niveau de vie des artisans, l’accroissement des connaissances professionnelles des artisans et la promotion du secteur artisanat à Madagascar ».

Une étape importante a été franchie hier par le MAM. Aux bénéficiaires d’en faire bon usage.

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