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Soavinandriana – Viol collectif d’une quadragénaire

Le commissariat de police de Soavinandriana.

Une femme âgée de 41 ans a été victime de viol collectif, à Ampary Soavinandriana, le 31 décembre. Les auteurs dont deux mineurs de 16 ans ont été présentés au procureur, hier.

Un acte taxé de bestia­lité. Trois hommes, âgés respectivement de 18, 25 et 27 ans, et deux mineurs de 16 ans ont agressé sexuellement une femme, le 31 décembre, vers 21h, à Fidasiana Ampary, du district de Soavinandriana. Cette victime âgée de 41 ans est mariée et mère de six enfants. À cette heure-là, elle est sortie pour se laver. Leur douche se trouve dans la cour, à cinq mètres de leur maison.

Des personnes déambulaient encore dans les rues pour faire la fête. Les pervers ont attendu que leur cible soit d’abord dans la douche. Ils étaient sous l’emprise de l’alcool. « Ils ont tous pénétré après que je me suis déshabillée. Ils ont fermé la porte. Ils se sont entassés à l’intérieur. L’un d’eux m’a dit : nous te tuerons si tu essaie de crier. Je n’osais donc pas résister puisque j’ai eu trop peur », selon la déposition de la quadragénaire.

Toujours d’après ses témoignages, les tortionnaires l’ont plaquée. Les quatre appuyaient sur ses mains et pieds, l’empêchant de bouger, pendant que l’un la violait. Ils ont successivement assouvi leurs concupiscences sur elle.

Atrocités

« Ils sont sortis de la douche peu avant 22 heures. Mais avant de repartir, l’un d’entre eux martèle : le voilà ton pantalon, mets-le », décrit la victime. La femme a retenu le nom de l’un des bourreaux. C’est ce qui a permis de les identifier tous. « Je ne les ai pas reconnus au moment où ils se sont introduits dans la douche. Il faisait noir là-dedans faute d’éclairage. Mais au tour du quatrième violeur, il y en a un parmi eux qui s’exprimait : maintenant c’est à moi Lekoto ! », explique-t-elle à la police. Elle ne pouvait pas appeler au secours. Elle a rejoint et réveillé son mari qui dormait paisiblement pendant qu’elle subissait des atrocités. Elle lui a tout raconté. Le lendemain, ils ont rencontré la mère du violeur identifié. Ils lui ont expliqué ce qui s’est passé. En apprenant ce qu’a pu commettre son fils, la dame les suppliait de ne pas porter plainte. Elle leur a demandé de passer chez elle pour parler avec son garçon. « À notre arrivée, le jeune homme était toujours au lit. Il s’est, tout de suite, excusé dès que je l’ai interrogé, pourquoi il m’a violée », a conclu la victime. La police a arrêté les cinq auteurs ce lundi.

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